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dimanche 11 août 2013

1856

5 ans ont passés...



La population

En 1856, la population de la commune compte 1788 âmes, à peine 6 de moins qu'au recensement précédent. Elle compte 427 feux, et se répartit de la manière suivante :
  • 611 hommes (626 en 1851),
  • 630 femmes (614 en 1851),
  • 547 enfants de moins de 14 ans (554 en 1851).



Les villages et hameaux


En 1856, apparaît dans le recensements un hameau, "La Folie", qui était resté muet 5 ans auparavant. Ne croyons pas que ce lieu, ce bâtiment même, fut fondé entre les deux dates. "La Folie" apparaissait déjà sur le cadastre napoléonien, établi en 1830.




La composition des villages et hameaux est la suivante :




La tableau ci-dessous récapitule les principales caractéristiques :


Unités
Feux
Habitants
1
Bourg
34
115
2
Le Colombier
2
13
3
Chez Benesteau
1
11
4
Chez Benest
1
8
5
Vergné
43
156
6
La Fénicardière
1
8
7
La Bâtonnerie
4
9
8
Les Mats
9
37
9
La Gilardière
1
4
10
Marigné
18
81
11
Chanteloux
4
18
12
Le Boux
2
16
13
La Varonnière
3
16
14
La Vallée
5
18
15
La Chauffière
24
111
16
La Groie
12
50
17
La Mouillarderie
1
7
18
Le Tardy
1
10
19
Chez Tribot
9
32
20
Les Pigeries
9
31
21
Chez Leblanc
1
9
22
La Brousse
2
13
23
Champagné-Lureau
44
158
24
Lizac
18
76
25
Épinoux
17
66
26
Bellevue
2
15
27
Savigné (moulin)
1
10
28
Chez Rantonneau
6
27
Unités
Feux
Habitants
29
Le Chaffaud
11
51
30
Chez Brumelot
7
28
31
Chez Chauveau
10
35
32
Malmort
1
8
33
La Martinière
1
6
34
Barronnière (moulin)
1
9
35
La Garenne
2
11
36
Le Seppe
1
9
37
La Coratière
5
18
38
La Grange
1
3
39
Les Âges
2
20
40
Loing
1
6
41
Fayolle
1
10
42
Chez Ménard
4
16
43
La Grenatière
3
17
44
Le Tan (moulin)
1
7
45
La Verdière
13
46
46
Le Breuil Margot
6
24
47
Périgné (moulin)
1
3
48
La Chauvellerie
1
5
49
Le Magnou
10
34
50
La Garde
6
19
51
Villeneuve
7
34
52
Les Engremys
6
48
53
Chez Millot
1
4
54
Montazais
37
136
55
L'Érable
11
54
56
La Folie
1
2

Compte-tenu de la faible variation de la population entre 1851 et 1856, il y a globalement peu de changement survenu durant cette période. On notera toutefois que :
  • Le Bourg perd 23 habitants, et Chanteloux (Champeloux) 11 habitants ;
  • Le Mats, La Grenatière et La Chauffière gagnent respectivement 9, 11 et 13 habitants ;

L'âge


De ce point de vue, l'âge de la population n'a pas beaucoup évolué :




A titre de comparaison, on peut superposer à ce graphique les données de 1851 :




Les deux courbes sont plutôt proches. La faible population née vers 1802/1804 est également marquée. Par tranche d'âge, les habitants de Savigné s'organisent ainsi :




On constate, de 1851 à 1856, une augmentation de la fraction des moins de 20 ans, ainsi que celle des 41 à 60 ans. Pendant ce temps, la part des 21 à 40 ans diminue.



Les hommes et les femmes de la commune



Parmi les 564 professions précisées dans ce recensement, on compte pas moins de 234 cultivateurs, soit 41,5 % des actifs.

7 individus sont désignés comme propriétaires (1,2 % des actifs).


Dans les métiers du bâtiment, on trouve :

  • des charpentiers :
    • ceux déjà connus en 1851 : Pierre BONNIN, Pierre SAULNIER et Pierre SIMONET, du Bourg, et Pierre et Jean MICHAUD, de Champagné-Lureau ;
    • François BENÊTEAU du Breuil Margot ;
    • Jean ROUSSEAU de Lizac ;
  • des maçons :
    • les deux Olivier PINGAULT, père et fils, du Bourg ;
    • les deux Jacques TEXIER, père et fils, ainsi que Jean TEXIER, de Montazais ;
    • Pierre GAVALET, de la Bâtonnerie (il était garçon maçon en 1851) ;
    • François CHEVAUX, de la Vallée ;
    • Louis et Jean GAVALET, ainsi que Jean GAGNAIRE, de Vergné ;
    • un ouvrier maçon : Louis JAMBARD, de Montazais ;
    • et deux garçons maçons : Denis THABAULT et Pierre MOULINAT, du Bourg ;
  • un menuisier : Charles THOMAS, du Bourg ;
  • un terrassier : Pierre PRIEUR, du Bourg ;
L'activité des moulins sur la Charente perdure :

  • Le moulin de la Baronnière (34) est mené par Louis GERBEAU, farinier, qui l'était déjà en 1851. Il est accompagné de son jeune frère Louis GERBEAU, également farinier, et de deux garçons meuniers : Jean JOYEUX et François GERVAIS ;
  • Le moulin de Périgné (47) est tenu Louis TEXEREAU. Il y vit avec sa mère, Jeanne SAULNIER, et Marie MINON, servante ;
  • Le moulin de Savigné (27) est tenu par François BERNARDIN, devenu meunier (farinier en 1851). Pierre SERIN y est farinier. L'activité est complété par 4 garçons meuniers, Pierre BAUDINOT (déjà là en 1851), François FRETIER, Jacques CAILLETON et Jean TOUCHE ;
  • Le moulin du Tan (44) est occupé par Louis GUÉRET, jardinier de profession. L'activité du moulin est tenue par Joseph BARDON, maître farinier, de deux fariniers : François CARDIN et Pierre MARCON. René BLAUD, voiturier, y habite également. De plus, à la Grenatière, à proximité du moulin, vit Pierre FOMBELLE, farinier ;
  • Le moulin des Âges (39), en 1856, est toujours tenu par Louise BERT, veuve ROUX, secondée par ses fils Pierre ROUX, meunier, et Jean ROUX, farinier ;
Parmi les artisans, on recense :
  • des boulangers : Jean BRUNEAU, du Bourg, ainsi que son neveu, Alexandre BRUNEAU, du même lieu ;
  • des cordonniers : Denis BAPTISTE du Bourg et Pierre-Augustin RAYMOND, du Bourg, et un ouvrier cordonnier, Charles THOMAS ;
  • un tailleur d'habits, Jean UZÉ, de Lizac ;
  • des sabotiers :
    • François RACOFIER, du Bourg ;
    • Jacques FERGÉ, de Chez Chauveau ;
    • Jean TALBOT, du Magnou ;
    • François RIBARDIÈRE, d'Épinoux ;
  • des maréchaux :
    • Pierre RACOFIER et Pierre BAPTISTE, du Bourg ;
    • Julien et Pierre BRIANT, de Montazais ;
    • Antoine GAGNAIRE et Louis PIGNOUX, de Marigné ;
    • Louis RAYMOND, de Vergné ;
    • Pierre DUREPAIRE, de Champagné-Lureau ;
    • Louis BONNIN, de l'Érable ;
    • dont un garçon maréchal, Louis SUANT, du Bourg ;
  • des tisserands : Jean VALLADE, du Bourg, et Jacques BAUDOIN, de la Groie (il habitait à la Bâtonnerie en 1851) ;
  • un potier en terre, Jean CARTREAU, de Montazais ;
  • un huilier : Louis BERNARDEAU, de Champagné-Lureau ;
  • un teinturier, François TEXEREAU, de Champagné-Lureau ;
Parmi les commerçants et les services :
  • le maire, François MINOT, de La Groie ;
  • le desservant Antoine DEYDIER, du Bourg,
  • un instituteur : Norbert MONTAGNE, du Bourg, et un instituteur adjoint, Pierre Émile SERIN, du même lieu ;
  • un garde-particulier : Jean GAYET, de Chez Rantonneau (de Chez Brumelot en 1851) ;
  • un garde-champêtre : Pierre DOUX, du Mats ;
  • un garde-maison : Marie-Anne BAUTET, du Bourg ;
  • des hommes d'affaires : Jacques BOURLIAUD, de la Martinière, ainsi que François HÉBRAS, de la Grange, ce dernier étant également qualifié de cultivateur et de domestique ;
  • des cantonniers : Louis BÉLY et Pierre SERIN, du Bourg, Louis BARANTIN, de Chez Brumelot, et Jean BAZURAUD et Louis THABAULT, de Champagné-Lureau ;
  • un avocat : Olivier Roland SERPH, habitant les Engremys, qui est également mentionné comme propriétaire ;
  • des aubergistes : Anne VINCENT, veuve GROUSSEAU, du Bourg, et Léontine LACROIX, veuve VIGNAUD, de l'Érable ;
  • une femme de ménage : Jeanne ROBERT, du Bourg ;
  • des jardiniers, Louis FRÉLON, Jean PRIEUR, Pierre PROVOST et Pierre CROIZARD, du Bourg, et Louis GUÉRET, du Tan ;
  • des lingères : Suzanne MOREAU, du Bourg, Jeanne GÉTREAU, d'Épinoux et Jeanne SOZEAU, de Chez TRIBOT, accompagnées d'Adélaïde LARUE, ouvrière lingère ;
  • un marchand, Louis FREIN, de l'Érable ;
  • des voituriers : René BLAUD, du Tan, François GUINOT, de Montazais, et Pierre DELAGE, de Vergné ;
Quelques femmes gardent des nourrissons pour arrondir les fins de mois. Il s'agit de :
  • Marie-Anne SAMSON, femme ARISTIDE, du Bourg, qui garde Alphonse MAGNE ;
  • Suzanne SERVANT, épouse de Pierre BIRON, de Marigné, qui garde Armand BRUNET ;
  • Jeanne MOINEAU, femme BOUTELAND, de La Verdière, qui garde Pierre THIMONIER ;
  • Marie-Magdeleine BOUYER, épouse de Jean PROVOST, d'Épinoux, qui garde Théophile DUBOIS ;
  • Marie DÉLIDE, femme BONNIN, de l'Érable, qui garde Pauline MATHURIN ;
Quelques individus sont assistés ou dans le besoin :
  • des indigentes : Jeanne PLISSON, veuve SIMON, 86 ans, de Montazais, Marie TEXIER, 87 ans, de La Groie, et Françoise BERNARDEAU, 21 ans, de Champagné-Lureau ;
  • des mendiantes : Marie BONNEAU, 70 ans, de Chez Chauveau, Jeanne LOGNON, 74 ans, de Chez Tribot, et Marie TEXEREAU, 75 ans, de chez Brumelot ;

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