dimanche 19 novembre 2017

Le moulin du pharmacien


Un moulin est vivant. Il évolue en fonction des propriétaires et des exploitants, mais surtout au gré du fleuve. Pour cette raison, la période Peyramaure du moulin des Âges est passionnante.

Antoine Peyramaure, fils de Léonard et de Louise Pichon, est né vers 1838 à Payzac (Dordogne). Il s'installe comme pharmacien à Civray où il épouse, le 24 avril 1867, Marie-Éliza Mongin, fille de Jean-Baptiste adolphe, négociant, et de Françoise Zora Condamy, d'une famille venant de la région d'Angoulême. Il meurt le 30 janvier 1903 à Civray.

Début septembre 1884, Peyramaure demande l'autorisation au Préfet pour réparer la chaussée du moulin — la chaussée concernée n'est pas précisée. Sa demande est reçu le 18 septembre et est transmise au service hydraulique des Ponts et Chaussées du département de la Vienne. L'ingénieur ordinaire, Goury du Roslan, transmets son rapport le 4 octobre suivant et conclut qu'"il n'y a aucune opposition à faire aux travaux projetés par le pétitionnaire, pourvu toutefois qu'ils n'apportent aucun obstacle au libre écoulement des eaux". Il ajoute toutefois que le moulin n'est pas réglé.

Plan du moulin des Âges, 4 octobre 1884
AD86, cote 7 S 20

Un arrêté préfectoral est établi le 9 octobre suivant qui autorise Peyramaure à exécuter les travaux. Les travaux sont contrôlés : un procès-verbal de récolement est établi par un conducteur des Ponts et Chaussées le 29 septembre 1885.

L'inactivité du moulin se ressent : il tombe en ruine. Peyramaure demande une nouvelle autorisation à refaire les vannes et quelques réparations aux chaussées, en date du 18 octobre 1894.

Pétition d'Antoine Peyramaure, 18 octobre 1894
AD86 - cote 7 S 20

Un nouvel extrait des plans du moulin précise la position des vannes à refaire :

Plan du moulin, 16 novembre 1894
AD86 - cote 7 S 20

Cette nouvelle demande va faire l'objet d'une visite par un conducteur des Ponts et Chaussées. Celui-ci indique "que la réfection du vannage ne portera que sur les vannes proprement dites et que les montants et le chapeau du vannage ne seront pas touchés". Il ajoute "que les réparations à la chaussée consisteront dans la mise en place de quelques pierres enlevées par les eaux et le comblement de vides occasionnant des voies d'eau".
Le moulin n'est toujours pas réglé. Le conducteur précise que "le vannage de décharge se compose de tois vannes mesurant respectivement 0,54 m, 0,57 m et 0,53 m, soit une largeur libre de 1,64 m et une hauteur de 1,46 m. Leur seuil est à 2,65 m en contre-bas du commencement du bajoyer en maçonnerie".
Il constate que ces vannes sont en très mauvais état. Comme aucune plainte n'a été déposé, il n'y a aucun inconvénient à procéder aux réparations envisagées. Il est demandé que les dimensions des vannes et le niveau de chaussée soient tout de même conservés.

De nouvelles réparations des chaussées, en raison des crues, sont demandées, suite à une pétition de Peyramaure en date du 15 mars 1897. Les travaux se font suivant un arrêté préfectoral du 28 avril 1897 et un procès verbal, établi le 30 avril 1898, indique que "les chaussées ont été réparées sans élever le niveau de la retenue et sans apporter aucun nouvel obstacle au libre écoulement des eaux".


Après la mort de Peyramaure, sa veuve fera une nouvelle demande de réparations sur les chaussées, par pétition du 30 août 1905.

Pétition de Mme Peyramaure, 30 août 1905
AD86 - cote 7 S 20

D'après ses déclarations, elle ne désire remettre en état que la chaussée bordant le canal d'amenée des eaux au moulin :

Plan du moulin, 18 septembre 1905
AD86 - cote 7 S 20

L'hiver précédent, les crues de la Charente ont provoquées quelques brèches de la partie supérieure de la chaussée. Aucune objection n'est prononcé sur ce projet de réparations, la demande de travaux est acceptée par arrêté préfectoral du 9 octobre 1905. Le maire de Savigné transmet cette autorisation au fermier de Mme Peyramaure, M. Gervais, le 18 octobre suivant :


Notification du maire de Savigné
AD86 - cote 7 S 20

Monsieur Gervais n'est autre que l'époux d'Eulalie Roux et le gendre de Louis Roux, ancien meunier des Âges — l'un des derniers représentants de l'ancienne famille exploitant le moulin.

dimanche 12 novembre 2017

Un Bourbonnais dans le Tan

Le recensement de 1906 signale la présence du meunier Jean-Baptiste Forestier au moulin du Tan :

AD86 en ligne, Savigné, Recensement de 1906 - v. 28/31

Gilbert Jean-Baptiste Forestier est né le 23 décembre 1855 à Saint-Gérand-de-Vaux (Allier) de Jacques Marie, meunier résidant au bourg de la commune, et d'Anne Varenne.

Son père est marchand de graines lorsqu'il épouse, le 6 juillet 1880, à Neuilly-le-Réal (Allier), Marie Orphelin, née le 27 septembre 1863 à Toulon-sur-Allier, fille de Charles et d'Anne Potret, métayers. Jean-Baptiste est alors dit réformé pour infirmités contractées hors des armées terre et mer, son congé ayant été délivré par la commission spéciale d'Orléans du 25 août 1876 (ayant participé au tirage au sort de la classe 1875 pour le canton de Moulins et comme jeune soldat devançant l'appel de sa classe, 1ère portion de la subdivision de Montluçon).

Lors du recensement de 1891 à Mont-l'Évêque, toute la famille est présentée, habitant rue de Meaux :

AD60 en ligne, Mont-l'Évêque, recensement de 1891, v. 7/16


1/ Charles-Marie (dit Jacques-Marie sur le recensement de 1891), est né le 24 juillet 1881 au moulin Conpied de la commune de Neuilly-le-Réal. Il est garde-moulin à Bègues - avec ses parents - lorsqu'il est enregistré sous le n° matricule 246, classe 1901, au bureau de recrutement de Moulins. Il est toutefois dispensé car aîné de 7 enfants (je n'en ai trouvé que 5). Incorporé à partir du 14 novembre 1902 au 37e régiment d'Artillerie, il est envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1903, avec certificat de bonne conduite accordé. Il vit par la suite à Giverny (Rouen) le 1er novembre 1903, puis chez M. Cailleaux à Gironville (Versailles) le 20 novembre 1904. Le 19 août 1906, il est à Melun, au hameau des 3 moulins, chez M. Gaudrille et le 31 mai 1908 à Montigny-sur-Loing. Enfin, il est à Beugnon le 27 décembre 1908 - en 1911, il est l'employé de Lucie veuve Darley, meunière dans la rue du Moulin. Rappelé à l'activité par décret du 1er août 1914, il incorpore le 15e régiment d'Artillerie de Campagne le 6 juin 1915 et meurt pour la France le 24 novembre 1916 des suites de ses blessures au poste de secours du groupe de Brancardiers de la 4e division d'Infanterie, à Estrées-Déniécourt (Somme). Son décès est transcrit dans les registres d'état-civil de Beugnon (Yonne) en date du 5 juillet 1917.

2/ Ernest Sébastien est né le 23 avril 1884 à Neuilly-le-Réal. Il vit à Savigné avec ses parents lorsqu'il s'engage volontairement pour 3 ans le 20 février 1905 à la mairie de Poitiers, pour le 14e régiment de dragons. Il arrive au corps le 22 février 1905, sous le grade de dragon de 2e classe. Nommé brigadier le 23 septembre 1905, il est envoyé dans la disponibilité le 20 décembre 1907, avec certificat de bonne conduite accordé. Le 22 janvier 1908, il vit à Vernie (Sarthe), puis à Paris, au n°65, rue Saint-Honoré, le 28 février 1910 et au n°74, rue François Miron, le 29 juillet 1911. Rappelé à l'activité par décret du 1er août 1914, il est militarisé dans le corps des gardiens de la paix et sergents de ville des communes des départements de la Seine, et laissé à la disposition du préfet de police. Il est maintenu dans son emploi par décision du 14 mars 1918. Il vit au n°7, boulevard du Palais, à Paris, le 1er août 1919 et est classé comme non disponible de la police municipale comme gardien de la paix à Paris du 24 octobre 1919. Il meurt le 27 mars 1929 à Villevaude (Seine-et-Marne).

3/ Marie-Agnès (mentionnée sur le recensement de 1906), est née le 3 octobre 1886 à Nevers, alors que son père est meunier résidant au n°100 rue Sainte-Vallière. Elle se marie le 2 octobre 1909 à Paris 1er, à Auguste Louis Marie Defourc, employé de commerce, né le 28 mai 1879 à Brest, fils de feu Paul-André et de Victorine Yvonne Estelle Landrin. Elle meurt le 10 novembre 1947 à Maisons-Alfort.

4/ Pierre Arthur (mentionné sur le recensement de 1906 comme employé par son père), né le 18 janvier 1888 à Saint-Pierre-le-Moûtier (Nièvre). Il est meunier à Avallon lorsqu'il est inscrit au registre matricule sous le n° 330, bureau d'Auxerre. Incorporé au 17e bataillon de Chasseurs à Pied, il arrive au corps le 1er octobre 1909, puis est envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911, avec certificat de bonne conduite accordé. Le 8 décembre 1912, il habite au n°161 rue du Chevaleret, à Paris, 13e arrondissement. Rappelé, il intègre le 27e BCP et meurt pour la France des suites de blessures de guerre le 19 août 1914 à Schirmeck (Bas-Rhin). Son décès est transcrit sur les registres d'état-civil de Paris, 13e arrondisement, en date du 25 février 1921.

5/ Gilbert-Jean-Baptiste (mentionné sur le recensement de 1906 comme employé par son père), né le 7 mai 1891 au domicile de ses parents sis impasse Coquelet à Mont-l'Évêque (Oise), où son père est garde-moulin. Il est meunier à Saint-Florentin - avec ses parents - lorsqu'il est inscrit sous le n° 808 au registre matricule du bureau d'Auxerre. Incorporé au 37e régiment d'infanterie, il est maintenu sous les drapeaux par application de l'article  33 de la loi du 7 août 1913. Il meurt pour la France le 11 mai 1915 à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais). Son décès est transcrit dans les registre d'état-civil de Saint-Florentin (Yonne).

Parcours reconstitué de Gilbert Jean-Baptiste Forestier :
  • 1880/1884 - moulin Conpied de Neuilly-le-Réal (Allier).
  • 1886 - n°100 rue Sainte-Vallière à Nevers (Nièvre).
  • 1888 - Saint-Pierre-le-Moûtier (Nièvre).
  • 1891 - Mont-l'Évêque (Oise).
  • 1901 - Bègues (Allier).
  • 1905/1906 - Le Tan de Savigné (Vienne).
  • 1908 - Ravières, commune d'Ancy-le-Franc (Yonne).
  • 1909-1911 - Faubourg Saint-Martin à Saint-Florentin (Yonne).

samedi 12 août 2017

De l'autre côté du miroir

Après avoir acheté cette petite carte postale ancienne de Savigné, je me sens comme Alice :

L'église et le monument — carte postale perso
Avec son clocher à droite et le presbytère à gauche, cette carte postale m'emporte de l'autre côté du miroir, en témoigne cette activité du premier quart du XXe siècle. J'imagine que j'arrive un dimanche, et les hommes attendent leurs femmes à la sortie de la messe.
Ou bien, c'est un mariage, et on attend la sortie des mariées...
Ou alors un enterrement, et on attend le funèbre cortège...

Mais c'est un peu gênant, repassons de l'autre côté du miroir :


Ah ! là, c'est mieux, non ?
Mais cette promenade onirique prend fin, on revient à la réalité, soyons pragmatiques.

Photographie d'aujourd'hui

dimanche 2 juillet 2017

Les enceintes des Bois de Rantonneau


La première consiste, comme les précédentes, en un parapet de terre avec fossé formant un clos (A) de 25 mètres du nord-ouest au sud-est et de 20 mètres du sud-ouest au nord-est ; d'autres traces de fossés se voient au nord-ouest et au sud-est et font penser qu'ils enveloppaient l'enceinte (A). (B) et (B), indiquent deux fosses dont l'une semble avoir conservé un fragment du parement en pierres sèches qui soutenait la terre. (C) et (G), indiquent des traces de constructions en pierres sèches, du moins les moellons qu'on y voit le font supposer. Les remparts peuvent avoir 2 mètres de haut et les fossés 3 mètres de large.

Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai
Pierre-Amédée Brouillet, 1865, pl. 9, fig. 2

Une autre enceinte dans ce même bois est assez curieuse et pourrait bien avoir été, comme la précédente, l'une de ces maisons de campagne dont parle César et que possédaient au milieu des bois les riches seigneurs gaulois.
.... Sed hoc eo factum est, quod oedificio circumdato silvâ, ut suni fere domicilia Galloram, qui vitandi oestus causa, plerum que silvarum ac fluminum petunt propinquitates (La guerre des Gaules, livre VI.)
Vitruve nous a laissé de précieux renseignements sur les habitations des Gaulois. Les oedificia, dit-il, ne sont chez plusieurs nations que des constructions faites de branches d'arbres, de roseaux et de boue. Il en est ainsi de la Gaule, de I'Espagne, du Portugal et de l'Angleterre. Les maisons n'y sont couvertes que de planches grossières ou de paille (scandulis robureis aut stramentis), Vitruve, livre 2, Chapitre 2.
Ces maisons qui n'avaient point de fenêtres étaient de forme ovale, où rectangulaire. Elles s'élevaient parfois sur des fondements en pierres sèches. (Gorbeiet, Manuel d'archéologie national).
Voici encore des renseignements précieux puisés dans l'histoire de France de MM. Bordier et Charton : "Les habitations gauloises étaient ordinairement placées sur la lisière des bois ou sur le bord des fleuves. L'extrême légèreté de leurs constructions obligeait les habitants à chercher de cette manière un refuge contre l'ardeur du soleil, qu'ils redoutaient plus que la rigueur du froid. Les maisons, ordinairement de forme ronde et surmontées d'un toit, conique, étaient de bois, quelques fois de pierres brutes jointes avec de la terre glaise ; d'autre, fois, les murailles du logis étaient faites de deux claies d'osier fixées à quelques centimètres l'une de l'autre, et dans l'intervalle desquelles ont pétrissait de la terre argileuse et de la paille hachée. Pour les familles du peuple, l'édifice était une maison ronde, dé six à douze mètres de tour, et couverte de chaume ou de planchettes de bois réunies au sommet, comme sont encore les huttes que nos charbonniers se construisent dans les bois. Les maisons riches pouvaient avoir jusqu'à une quarantaine de mètres en largeur.
Souvent il n'y avait pas de fenêtres ; le toit descendant fort bas , on gagnait de la hauteur en creusant le sol de l'habitation jusqu'à une certaine profondeur, et l'on entrait, ou plutôt l'on descendait par une petite rampe ménagée devant la porte. Le fond était battu, bien uni, et sans humidité, la cavité était toujours creusée sur un terrain perméable, ou rendu tel par quelque fuite pratiquée artificiellement. Les-grandes maisons étaient sans doute partagées à l'intérieur par des cloisons formant divers appartements; dans quelques unes de ces cavités qui subsistent encore, on remarque, à moitié de la hauteur, une sorte de rebord intérieur régnant tout autour du creux et ayant probablement servi à soutenir un plancher.
Celle-ci se compose d'un carré-long (A), ayant 20 mètres de l'est à l'ouest et 10 mètres du nord au sud. Des murs avec fossés formaient une enceinte autour de cette habitation. Une tombelle (B), composée de terre, reliait ces murs et faisait l'office de tour ; elle a 25 mètres de circonférence et 3 mètres de haut. Cette enceinte, ainsi que la précédente , ne peuvent avoir appartenu qu'à quelques habitations particulières.


Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai
Pierre-Amédée Brouillet, 1865, pl. 9, fig. 1

samedi 1 juillet 2017

Le retranchement des Âges

Brouillet, dans son indicateur, vous avait parlé des margelles de Fayolle. Il en est, aux Âges, que des fosses lui paraissent faites de la main de l'homme. Située sur un plateau de l'autre côté de la Charente par rapport à Fayolle, un fosse sous le nom de Creux-de-l'Houme, de Champ-du-Chiron, de Champ-du-Roc ou de Pierre-du-Teil, est très rapprochée de retranchements et d'anciennes constructions qui lui semblent avoir été un point militaire important.

Sur des rochers à pic baignés par le fleuve, dans le bois des Âges, il remarque de "grands bouleversements de terrain qui annoncent qu'autrefois il existait en ces lieux d'importantes constructions".

Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai
Pierre-Amédée Brouillet, 1865, pl. 7, fig. 2 

"Défendu au nord par la rivière et l'escarpement des rochers on avait multiplié les obstacles au sud, à l'est et à l'ouest."
"Ces remparts", dit-il, "se composent de terre et de pierres, de murs en avant desquels existents des fossés plus ou moins larges ; ils décrivent des demi-cercles, forment rarement des lignes droites et enveloppent une immense surface de terrain."
Il y trouve "des débris de tuiles, de briques et de poteries grossières, un carré (A), placé sur le bord des rochers, n'était accessible que du côté sud, mais il était entouré de constructions formidables ; une espèce de puits (O) creusé dans la pierre, communiquait à des cavernes situées au bas du coteau, sur le bord de la rivière" (en fait, la Charente est un fleuve).

Brouillet poursuit en prétendant qu'il y a existé un château. En effet, dans une transaction passée en 1628 entre Noël Perax, curé de Saint-Nicolas de Civrau, et Claude Pidoux, il est question du lieu ou était anciennement le Château des Âges (Notes historiques sur la ville de Civrai de Léon Faye). Le château des Âges, était bâti sur le sommet du côteau de ce nom, dont il n'en existe plus aucun vestige. Ce château a pu être une de ces habitations comme en possédaient les riches seigneurs gallo-romains, et qui étaient à la fois des maisons de plaisance et des forteresses.


Sources : Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai, Pierre-Amédée Brouillet, 1865, p. 216.

vendredi 30 juin 2017

Zigzaguer sur la route à bicyclette tout en évitant les murs

Ce n'est certainement pas ce qu'est parvenu à faire le sieur Louis Furet, gendarme retraité — dont la famille tire ses origines de la région de Benassay. Samedi, 10 juin 1905, l'homme résidant à Savigné a l'idée, partant à Civray, d'emprunter la descente des Cantes, "descente très dangereuse, impraticable pour les cyclistes".
Arrivé en bas, il perd le contrôle de sa machine et va heurter le mur qui se trouve en face. "Le choc fut des plus violents. M. Furet a de nombreuses blessures à la tête, mais qui ne sont pas trop dangereuses", indique l'article du quotidien. Avant de conclure que "la bécane a été en partie détruite" (source : La Semaine, édition du 18 juin 1905).

Il se trouve que ce « chemin des Cantes » doit être la route passant en rive droite de la Charente, nommée de nos jours « route de Roche », qui part de la Folie et de la route de Loing de Savigné et qui passe devant le camping et la plage de Civray.



On y retrouve un autre accident, un peu plus dramatique, quelques années plus tard :

27 avril 1914
 Arrondissement de Civray
Accident. - Samedi le jeune Bernard, élève au collège, dont les parents habitent la commune de Chapelle-Bâton, se promenait à Bicyclette. Il eut la malheureuses idée de passer par la descente des cantes près de Civray. A un moment donné le frein coupa, et M. Bernard fut projeté violemment contre un mur. Il tomba inanimé et fut relevé quelques instants après par des personnes qui le conduisirent à l’hôtel Séguinot, où il reçut les soins urgent que réclamait son état.
La jeune victime est dans le coma, son état est presque désespéré. (sources : il y a un siècle, jour par jour, par Marc Benoit-Périssat).


L'avenir de la Vienne,
édition des 27 et 28 avril 1914

jeudi 29 juin 2017

Y-a-t'il vraiment une malédiction sur les cerisiers poitevins ?

C'est l'une de mes questions existentielles.
Cette année, mon cerisier a donné des fruits par centaines. J'ai eu une certaine appréhension à grimper au plus haut, compte-tenu de ce que je savais sur ces maudits fruitiers. Tenez, il y a bien longtemps, j'avais trouvé la mention du sieur Pierre Brun, frère de mon ancêtre, tué par un cerisier le 12 juillet 1745, à Blanzay.

Auparavant, j'avais remarqué l'acte suivant : "Le dix neuvième jour de juin mil six cent quatre vingt quatre, nous avons enterré, au cimetière de Genouillé, Pierre La Cheze, valet à Louis Pelin, laboureur, lequel est tombé d'un cerisier et s'est tué, du village de La Combe, en présence de Léonard Grange, Thomas Morichault, Pierre Grangé, Jacques Vriet et autres qui ont déclaré ne savoir signer, hors les soussignés, fait par nous prêtre curé de St Clémentin, soussigné, le jour et an susdit." signé G. COLLET. (Source : AD86 en ligne, Genouillé, BMS 1679-1685, p.74/100). Gloria s'en souviendra peut-être 😏

À Savigné, en particulier, on notera qu'en 1900, Jeanne Fradet, veuve Gibier, pauvre femme de la Chauffière, meurt le 1er juillet, des suites d'hémorragies internes, après être tombée la veille d'un de ces arbres.

D'une certaine manière, le sieur Pingault, 6 ans plus tard, s'en sort plutôt bien :

La Semaine, édition du 1er juillet 1906

Ou bien, on est si gourmand qu'on en devient imprudent ?

mercredi 28 juin 2017

Passer une photo aux rayons X

Bonjour, aujourd'hui, je vous propose un photo actuelle de ce qu'était l'entrée du bourg de Savigné, par l'Érable (ouest) :

Photo perso, décembre 2013

Je l'ai passé à la moulinette, au presse-purée puis au réfrigérateur. Pour l'achever, il lui fallait une bonne dose de rayons X imaginaires, ce qui nous donne :

Carte postale perso vers 1911


Êtes-vous des adeptes des bonds en arrière dans le temps ?

mardi 27 juin 2017

c'était pas pour du Whisky


Souvenez-vous de René Massia, distillateur à Savigné, qui avait obtenu la médaille d'argent à l'exposition internationale et coloniale de Rochefort-sur-Mer, en 1898.

Je lui ai trouvé un autre prix :

La Semaine, édition du 29 mai 1904

Et c'était pas pour du Whisky ! Déjà, en 1898, le sieur Massia proposait des publicités dans les quotidiens pour se protéger de la grippe :

La Semaine, édition du 23 janvier 1898

lundi 26 juin 2017

Le Veau phénomène

Le 16 juillet 1963, le sieur Rousseau de la Coratière assiste à un événement rare, la naissance d'un veau bicéphale. Avez-vous souvenir de cet événement ?

Le Journal de Civray, édition du 18 juillet 1963

Coïncidence de la vie ou pas, il se trouve que le sieur Rousseau, Marcel de son prénom, était mon arrière-grand-père...
Quel plaisir de retrouver ce genre d'anecdotes, qui a même été oublié de nos jours.

dimanche 25 juin 2017

Un instituteur adjoint pour des cours d'adultes

En 1897, Eleonor Ferdonnet, instituteur à Savigné (voir l'article des instituteurs ici), avait un adjoint, M. Luguet, comme le souligne l'annonce suivante trouvée dans La Semaine :

La Semaine, édition du 21 novembre 1897

En interrogeant la base des mariages du ge86, j'ai trouvé le mariage de Jean-Eugène Luguet et d'Esther Thomas, le 4 avril 1899 à Poitiers.
Jean-Eugène Luguet est alors instituteur à Châtellerault. Fils d'Étienne Luguet, propriétaire, et de Marie Lefort, il est né le 4 septembre 1875 à Fromental (Haute-Vienne). Sa promise, Esther Thomas, née le 29 août 1877 à Saint-Clair, est la fille de Louis Thomas, instituteur en retraite, et de Marie Houiller.

AD86 en ligne, Poitiers, M - 1899, v. 50/242

Jusqu'ici, rien de particulier ne nous permet de faire le lien entre l'article du journal et ce mariage, jusqu'à ce qu'on examine attentivement la liste des témoins, notamment ceux de l'époux. On y retrouve Eleonor Ferdonnet, instituteur résidant à Savigné :

AD86 en ligne, Poitiers, M - 1899, v. 51/242

samedi 24 juin 2017

Un pont trop loin

Carte postale perso

La Charente, qui traverse la commune de part en part et d'est en ouest, constitue un obstacle à franchir pour les habitants.
Photo actuelle
A l'heure actuelle, on passe par le pont « Napoléon », un ouvrage métallique et en pierre, inauguré le 5 mai 1863 en présence du préfet de la Vienne.

Photo actuelle
Sinon, pour traverser le fleuve, il vous faut vous rendre à Civray ou à Charroux.


Autrefois, on passait à gué, notamment au niveau du moulin de Savigné (il existait des passages au niveau des chaussées de chaque moulin).

On passait même en bac, comme le signale le cadastre napoléonien, établi en 1830, juste en amont de la chaussée du moulin du Tan :

AD86 en ligne, Extrait du cadastre Napoléonien,
Section G du bourg, feuille 2
Le pont actuel se situe au milieu de ses deux anciens passages. D'après la légende, le pont « Napoléon » a été construit suite à la destruction d'un ancien pont en bois, emporté par une crue deux ans auparavant.


AD86 en ligne, Extrait du cadastre Napoléonien,
Section G du bourg, feuille 2

J'ignorai totalement l'emplacement de cet ancien ouvrage — je le supposai identique à l'actuel — puis je suis tombé sur une étude du service hydraulique pour la construction d'un mur au bout du jardin de Mme Chevalier, habitant le bourg de Savigné — ce jardin se situant à environ 200 m en amont du pont de Savigné.

Cette étude, datant de 1892, donne un plan des lieux avec à la fois une énigme et une révélation :

  • il me donne la position d'un pont, situé en continuité du "Chemin des Pêcheurs", au niveau de l'ancien passage du bac sur le cadastre Napoléonien, qui donnait sur un chemin (qui n'existe plus) menant à la Grenatière.
  • cependant, cette étude datant de 1892 devrait mentionner la présence du pont « Napoléon », proche de la fontaine, et non au niveau des chaussées du Tan.

AD86, cote 7 S 20

A moins d'avoir déplacé le pont « Napoléon » à une date comprise entre 1892 et nos jours, les ingénieurs du service hydraulique de la Vienne ont dû faire leur étude à partir d'un plan qui n'était pas à jour, de près de 30 ans !


AD86 en ligne, Extrait du cadastre Napoléonien,
Section G du bourg, feuille 3

Pour conclure, la question de la mise en place de ces ponts mérite d'être posée, et d'autres aventures viendront compléter cet article. J'appelle à témoin pour résoudre cette énigme.

Je vous quitte ce jour avec ce florilège de cartes postales anciennes de ce beau pont « Napoléon » :

Carte postale perso — en arrière-plan la chaussée du
moulin du Tan, où devait se situer l'ancien pont

Carte postale perso


Carte postale perso


Carte postale perso

vendredi 23 juin 2017

Titres et fiefs

Savigné :

Depuis le commencement du XIXe siècle, l'orthographe officielle est Savigné. On le distingue ainsi de Savigny (Savigny-sous-Faye), commune du canton de Lencloître. Il existe également dans la Vienne la commune de Savigny-Levescault.
Avant 1790, cette commune faisait partie de l'archiprêtré de Gençay, de la châtellenie de Civray et de l'élection de Poitiers. Le curé de Savigné, à la nomination de l'évêque de Poitiers, était archiprêtre de Gençay, bien qu'on note toutefois qu'il prit le titre d'archipêtre de Savigné en 1165 (Fonteneau, t. XVIII, p.321), en 1341 (ibid, t. III, p.557) ou de Savigné et de Gençay en 1504 (ibid.,t. IV, p.656).
La viguerie de Savigné n'est mentionné que dans les deux premiers documents cités ci-dessous, et lui attribuant, le premier, Layré, Aleriacus, commune de Saint-Pierre-d'Exideuil, et le dernier un lieu appelé Drullus.
  • Vicaria Saviniaciusis, 893 (Besly, Histoire des comtes du Poitou, p.209),
  • In vicaria Saviniuco, 986-999 (cart. de Saint-Cyprien, p.265),
  • Savignec, 1293 (famille de Fayolle),
  • Ecclesia de Savigniaco (pouillé de Gauthier, f°151),
  • Savigné, 1398 (gr. Gauthier, f°216 v°),
  • Savignet, 1401 (ibid f°238 v°),
  • Savigny en Civray, 1720 (dénombrement du royaume),
  • Saint-Hilaire de Savigné, 1779 (almanach provincial),
  • Savigny près Civray, 1782 (pouillé).



Les fiefs, villages et hameaux :

Âges (les), moulin sur la Charente — Maria de Agüs, 1182 (Fonteneau, t. XVIII, p.547), Les Ages, le moulin des Ages, 1395 (gr. Gauthier, f°272), Moulin des Aages, 1662 (Pascault) — relevant du Comté de Civray.
  • 1646 — Jacques Chollet, sieur des Aages, dont la veuve Anne Lebel afferme le lieu et la maison noble des Âges le 14 avril 1646, au nom de son fils.
  • Jacques Chollet, sieur des Aages, fils des précédents, époux de Catherine Bonnin.
  • Jacques Chollet, sieur des Aages, fils des précédents, époux de Françoise Faure.
  • Jacques Chollet, sieur des Aages, fils ds précédents, époux de Françoise Ingrand, puis de Catherine Agier.
  • Antoine Chollet des Aages, fils des précédents, époux de Marthe Guéritault.
Baronnière (la), moulin sur la Charente — Moulin de la Baronnière, 1498 (fief de la Grenatière).
  • Jacques Cartier, fils de Jean et de Marie Maron, époux de Françoise Gallicher, sieur de la Baronnière.
  • Pierre Cartier, fils des précédents, époux de Marie-Anne Cartier, sieur de la Baronnière.
Bâtonnerie (la), hameau — la Batonnerye, 1754 (Buchey), la Batonnerie, 1756 (Cassini).

Bellevue, hameau — Belle veue, 1689 (Pascault).

Bois-de-Jean (le), hameau — 1756 (Cassini). Le hameau a complètement disparu.

Boux (le), vieux manoir et ferme — le Bout, 1403 (gr. Gauthier, f°249 v°), le Boust, 1404 (ibid. f°194 v°), le Boux, 1756 (Cassini). Voir l'article sur le castel ici.

Breuil-Margot (le), hameau — 1678 (Pascault).

Brousse (la), ferme — la Brouße1756 (Cassini).

Chaffaud (le), village et grottes — le Chaffaut, 1405 (gr. Gauthier, f°267, v°), le Chaffault, 1498 (fief de la Grenatière).

Champagné-Lureau, village — Champaigne Guenault, 1493 (fief de Passac), Champaigné Lureau, 1661 (Pascault), Champagné-Lureau, 1756 (Cassini).

Chanteloux, hameau — Champelos, 1364 (abb. de Moreaux), Champtelos, Champteloux, 1406 (gr. Gauthier, f°220 v° et 221 v°), Chaneloux, 1629 (arch. de Poitiers, 71), 1756 (Cassini).

Chauffière (la), village — la Chauffère, 1485 (fief de la Roche-d'Orillac), la Chauffière, 1752 (rôle des tailles), 1756 (Cassini).

Chauvellerie (la), ferme — la Chauvellère, 1494 (fief de Chaleur), la Chauvelerye, 1674 (Pascault).
  • Pierre Cartier, fils de Pierre et de Marie Micheau, époux de Marguerite Sapin, sieur de la Chauvellerie et de la Frenicardière.
  • René Pierre Cartier, fils du précédent, époux de Jeanne Bouyer, sieur de la Chauvellerie.
  • Pierre Cartier, fils du précédent, époux de Catherine Bonnin, sieur de la Chauvellerie.

Chez-Benest, ferme — Chez Benez, 1693 (Pascault), Chez Benet, 1756 (Cassini).

Chez-Benêteau, hameau — Chez Benesteau, 1693 (Pascault), Chez Beneto, 1756 (Cassini).

Chez-Brumelot, hameau — Chez Brunelot, 1735 (Buchey).

Chez-Chauveau, village — 1693 (Pascault), Chez Chauvaux, 1756 (Cassini).

Chez-Leblanc, hameau — Chez le Blancq, 1672 (Pascault), Chez-le-Blanc, 1756 (Cassini).

Chez-Ménard, hameau — 1754 (Buchey).

Chez-Millot, ferme — Chez Millaud, 1690 (Pascault).

Chez-Pissard — 1655 (Vaugelade). Voir l'article ici.

Chez-Rantonneau, hameau — Cheranthonneau, 1678, Charantonneau, 1690 (Pascault), Chez Rantonnaux, 1756 (Cassini).

Chez-Tribot, hameau — Chez Tribot aultrement la Pigerye, 1663, village des Triboz, 1693 (Pascault).
  • 1693 - Benjamin Dunoyer, sieur de la Pigerie, fils d'Antoine et de Marie Crozé, époux de Marthe Bertrand, lieutenant de la compagnie milice bourgeoise de Civray.

Chez-Troisne, hameau.

Coratière (la), hameau — la Couratière, 1498 (fief de Fayolle), la Coratière, 1662 (Pascault), la Coiratière, 1735 (Buchey), 1756 (Cassini).

Colombier (le), manoir ruiné.

Engremys (les), hameau — les Engremis, 1405 (gr. Gauthier, f°209), les Engremys, 1538 (seigneurie de Boisseguin), les Angremis, 1669 (Pascault), les Angremy, 1756 (Cassini). Voir l'histoire particulière de ce hameau ici.

Épinoux, village — Espinou, 1482 (fief de Loing), Espinoux, 1678 (Pascault), Epinoux, 1758 (Buchey).

Érable (l'), village  L'ayrable, 1405 (gr. Gauthier, f°267), L'airable, 1482 (fief de Loing).

Fayolle, ferme et bois — La Fayole, 1315 (famille de Fayolle), Fayolle, 1482 (fief de Loing), Féolle, 1764 (fief de Fayolle) — ancien fief relevant du comté de Civray.
  • 1716 - Louis Henri Maron, écuyer, rend hommage au château de Civray ;
  • 1764 - Louis René Maron, chevalier, seigneur de Cerzé, rend hommage au château de Civray.
Voir l'article sur la margelle de Fayolle, ici.

Fénicardière (la), hameau — La Fernychardière, 1364 (abb. de Moreaux), La Frenicardère, 1404 (gr. Gauthier, f°199), Bellabre, Bellarbre, 1498, Belasbre ou la Frenicardière, 1576 (fief de Bellabre), La Fénicardière, 1662 (Pascault), Bellabre ou la Fournicardière, 1770 (fief de Bellabre) — ancien fief relevant du comté de Civray.
  • Pierre Cartier, sieur de la Chauvellerie et de la Frenicardière, fils de Pierre et de Marie Micheau, époux de Marguerite Sapin ;
  • Pierre Cartier, sieur de la Frénicardière, fils des précédents, époux de Marie Micheau ;
  • Charles François Marie Fradin, écuyer, seigneur de Belâbre, fils de Jacques Marie et de Marguerite Chantois, époux de Françoise Denise Presle du Plessis.
  • Jean-Pierre Boiceau, écuyer, sieur de la Borderie et de la Frénicardière, eut un procès contre le maire et les échevins de Civray, voulant se faire rayer du rôle des tailles de la paroisse Saint-Nicolas de Civray, pour se faire porter sur celui de la paroisse de Savigné pour son domaine de la Frénicardière. Ses prétentions furent rejetées par sentence de l'élection de Poitiers du 14 .janv. 1783, confirmée par arrêt de la cour des aides du 10 mars 1785 (Beauchet-Filleau, tome 1, p.578).

Folie (la), hameau — La Foullye, 1494, La Foulie, 1509 (prieuré de Saint-Nicoolas de Civray), La Follye, 1667 (Pascault).

Garde (la), hameau — 1756 (Cassini).

Gilardière (la), hameau — La Gilardière, 1576 (fief de Bellabre), La Girardière, aujourd'hui intégré à Vergné.

  • Isaac Pontenier, sieur de la Girardière, fils d'Isaac, sieur de la Plante, qui fut huissier et archer de la vice-sénéchaussée de Civray. Époux de Marie Bordier.
  • Isaac Pontenier, sieur de la Gilardière, fils des précédents, maître chirurgien. Époux d'Anne Surreau, puis de Marie Pascault.
  • Charles Pontenier, sieur de la Gilardière, fils du précédent en secondes noces, époux de Marguerite Surreau.
  • Jean-Baptiste Pontenier, sieur de la Gilardière, fils des précédents, procureur au siège royal de Civray, époux de Marie Bonnet.
  • Charles Pontenier, sieur de la Gilardière, fils des prédécents, époux de Marie-Jeanne Moreau. Leurs descendants porteront après la révolution de patronyme PONTENIER de la GILARDIÈRE.


Grange (la), ferme — La Grange de Bellevue, 1671 (Pascault).
  • (peut-être) 1665 — Hélie Barraud, sieur de la Grange, époux de Marie Fradin.

Grenatière (la), ferme — La Granetière, la Grenetère, 1395 (gr. Gauthier, f°272), Moulin veil de la Graneère, 1404 (ibid. f°260, v°), La Grenatière, 1468 (seigneurie de Boisseguin), La Grenetière, 1482 (fief de Loing) — ancien fief relevant du comté de Civray

Groie (la), village — La Groie, 1482 (fief de Loing), La Groye, 1572 (commanderie de Civray), La Grois, 1685 (famille de la Faye), La Groix, 1756 (Cassini), 1775 (rôle des tailles).
  • Claude de la Faye, écuyer, seigneur de Langle et de la Groie, fils de Louis et de Marie Mesmeteau, époux de Marguerite de l'Age et de Catherine du Breuil-Hélion.
  • Jean de la Faye, chevalier, seigneur de la Groie, fils du précédent et de Catherine du Breuil-Hélion, époux d'Élisabeth de Ferré et de Marie d'Andigné.
  • François de la Faye, écuyer, seigneur de la Groie et de Saumières, fils du précédent et d'Élisabeth de Ferré. Les terres de la Groie furent saisies le 6 juillet 1731 sur la dame de Ferré, Marie de la Groie, sa soeur.

Lizac (le Grand et le Petit), hameau et village — Apud Lizaicum, 1182 (Fonteneau, t. XVIII, p.547), Lizac, 1405 (gr. Gauthier, f°267), Lisac, 1498 (fief de Fayolle), Le Petit Lizac, 1523, et le Grand Lizac, 1530 (commanderie de Civray).
  • 1679 - Jean Vaugelade, fille de Jacques et de Marie Faure, époux de Catherine Rivaud, sieur de Lizaac ;

Loing, ferme — Willelmus de Leun miles, 1172 (Fonteneau, t. XVIII, p.611), Aimericus de Lun, vers 1195 (ibid. t. XVIII, p.611), Lehum, 1395 (gr. Gauthier, f°272), Lun, Lohun, 1482, Lehun, 1548, Ling, 1575, 1600, Lhun, 1775 (fief de Loin), Loin, 1752 (rôle des tailles) — ancien fief du comté de Civray.
  • 1548 - Antoine de la Rochefaton, écuyer, rend aveu au château de Civray.
  • 1575 & 1576 - Jean de la Rochefaton, écuyer, sieur d'Alembert, rend aveu au château de Civray.
  • 1600 - Anne de Valzergues, veuve du précédent, épouse de Gabriel de Polignac, chevalier, rend aveu au château de Civray.
  • 1775 - Pierre Brumault, écuyer, seigneur de Montgazon, conseiller du roi, contrôleur des commissaires des guerres, conseiller au siège général de la connétablie et maréchaussée de France à la table de marbre du palais à Paris, seigneur des Avaroux, des Marquets, de Loing, du Peu, de Roussillon en Limalonges et maire de la ville de Ruffec en Angoumois, rend hommage lige au château de Civray.

Magnou (le), hameau — Arberganentum de Magnious, 1260 (abbaye de Charroux), le Maignyou, 1537 (famille Jousserant), le Maignou, 1679 (Pascault).
  • 1635 - Jean Dupont, notaire à Civray, fils de François et de Suzanne Pontenier, époux de Marie Imbert.
  • Jean Dupont, fils des précédents.

Maisonneuve, hameau.

Malmort, ferme et grotte.

Martinière (la), ferme et grotte.
  • 1675 — Pierre Dupont, fils de Pierre et de Marie Tribert, époux de Madeleine Prévost ;
  • 1706 — Gabriel Machet, procureur fiscal à Charroux, fils de Pierre et de Jeanne Marchand, époux de Marie Gorry.
  • 1742 — Louis Machet, conseiller du roi, fils des précédents, époux de Marie-Anne Couillebault.
  • 1775 — Louis David Machet, médecin et président de l'administration du canton de Charroux, fils des précédents, époux de Françoise Corderoy et de Marie-Anne de Bessac.
  • 1779 — Charles Gabriel Machet, frère du précédent, époux de Marie-Anne Thérèse Petit.
Un descendant de la famille Machet, Hervé (Machet) de la Martinière, a créé la maison d'édition "La Martinière".

Mas (le), hameau — le Maz, 1576 (fief de Bellabre), le Matz, 1673, le Mats, 1685 (Pascault), le Mas, 1697 (Deschamps), 1756 (Cassini).

Montazais, abbaye et village — Montazesum locun, 1119 (Gallia christ. t. II, col. 1316), de Monte Azesio, vers 1125 (Fonteneau, t. XVIII, p.271), Terra de Monte Adeso, vers 1130 (cart. de Montazay, n°19), de Montazes, vers 1130 (ibid. n°20), Ecclesia Sancte Marie et sanctimoniales de Montazeis, vers 1140 (ibid., n°8), Ecclesia Montis Adesii, 1195 (Fonteneau, t; XVIII, p. 321), Montazeis, 1264 (abb. de Nouaillé, 5), Prior de Monte Asii, 1295 (Fonteneau, t. XVIII, p.685), Montasoys, 1392 (gr. Gauthier, f°222 v°), Montazeys, Montazoys, 1395 (ibid., f°372, v°), Montasois, 1398 (fief de la Porte-Niortaise), Prieurté de Montazeys, 1404 (gr. Gauthier, f°93), Montases, 1408 (ibid., f°242, v°), Montazois, 1437, Montazay, 1493 (famille Jousserant, 1).

Mouillarderie (la), ferme — La Mouilladrye, 1677 (Pascault), la Mouillardrie, 1756 (Cassini).

Périgné, moulin sur la Charente — Villa Parriniacus in vicaria Blaziacinse, vers 960 (cart. de Saint-Cyprien, p.267), Villa Patriniacus in vicaria Sivriaco, vers 1010 (ibid., p.283), Molendinum de Paireneo, vers 1120 (Fonteneau, t. XVIII, p.269), de Parigneo, de Pairigneo, vers 1130 (ibid., t. XVIII, p.281 et 283), Payrignieo, 1253 (abb. de Charroux), Moulin de Périgné, 1689 (Pascault), Perignay, 1756 (Cassini).
L'histoire de Périgné me fascine depuis la découverte d'un ancêtre qui y a été meunier, ascendant tant de ma personne que de celle de François Hollande. Voir le moulin de Périgné, 1, 2 et 3.

Pigeries (les), hameau.

Seppe (la), hameau.

Tan (le), moulin sur la Charente. Moulins du Tems, 1830 (cadastre napoléonien).

Tardy (le), hameau — Village des Tardys, 1663 (Pascault), le Tardy, 1756 (Cassini).

Touches (bois des), sur les communes de Savigné, Saint-Gaudent et Genouillé — Bois des Tousches, 1405 (gr. Gauthier, f°209) — Ancien domaine du comté de Civray, contenant 123 arpents en 1667 (réfom. des forêts du Poitou, p.271), autrefois appelé garenne de Civray.

Vallée (la), vieux manoir et hameau — la Valée, 1403 (gr. Gauthier, f°287), la Vallée, 1498 (fief de Fayolle), 1756 (Cassini). — ancienne terre noble.

Varronnière (la), hameau — la Varonère, 1315 (famille de Fayolle), la Vaironnère, 1403 (gr. Gauthier, f°251), la Varronère, 1409 (ibid. f°223), la Varronnière, 1494 (fief de Chaleur), la Verronnière, 1664 (Pascault), la Varonniere, 1756 (Cassini).
  • Jean Vaugelade, sieur de la Varronnière, fils de Jean et de Jeanne Pascault, époux de Jeanne Tahourdin.
  • 1679 — Jean Vaugelade, sieur de la Varronnière, fils de Jean et de Jeanne Tahourdin, époux de Magdeleine Fradin.

Verdière (la), village — La Veridère, 1395 (gr. Gauthier, f° 272 v°), La Verdière, 1494 (fief de Chaleur), La Vredière, 1689 (Pascault).

Vergné, village — Vergnec, 1183 (Fonteneau, t. XVIII, p.551), Villagium de Verigniaco, 1364 (abb. de Moreau), Vergniet, 1403 (gr. Gauthier, f°251, v°), Vergné, 1404 (ibid. f°195), Verignec, 1482 (fief de Loing), Vrigné, 1632 (Vaugelade), Vregné, 1671 (Pascault).

Villeneuve Villa nova, vers 1172 (Fonteneau, t. XVIII, p.437), Villeneufve, 1498 (fief de la Grenatière).



Sources :
  • Dictionnaire topographique du département de la Vienne, par M. L. Redet, 1881 ;