lundi 29 décembre 2014

Jean-Baptiste Hénot (1880-1914)

Fiche sur le site
« Mémoire des Hommes »
Jean-Baptiste Hénot, né le 19 août 1880 à Mauprévoir, était le fils de Jean et de Marie Thouvenet, cultivateurs au Chaffaud de cette commune.
Il était cultivateur à Mauprévoir lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°753, classe 1900.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux et sourcils châtains.
  • yeux bleux et front bas.
  • nez moyen et bouche moyenne.
  • menton rond et visage ovale.
Il mesurait 1,65 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3.
Il fut incorporé au 27e régiment d'infanterie et arriva au corps le 16 novembre 1901. Gradé caporal le 10 avril 1903, il fut remis soldat de 2e classe à sa demande le 5 novembre 1903. Il fut par la suite nommé soldat de 1ère soldat le 10 février 1904.
Il fut envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1904, avec certificat de bonne conduite.
Ayant accompli ses devoirs, il épousa, le 10 octobre 1906, à Savigné, Marie-Berthe Saget, fille de Jean et de Marie-Victoire Moreau, cultivateurs à Vergné. De leur union, naquirent :
  • Marie-Mélanie Élise, née le 10 octobre 1907 à Mauprévoir.
  • Gilberte Marie, née le 10 mars 1910 à Mauprévoir.
  • Marthe Suzanne, née le 31 août 1912 à Mauprévoir.
Il avait cependant déclaré qu'il habitait à Savigné le 26 février 1911.

Rappelé à l'activité par le décret du 1er août 1914, il fut incorporé au 125e régiment d'infanterie et arriva au corps le 11 du même mois. Il mourut des suites de blessures de guerre (fièvre typhoïde) le 29 décembre 1914 à l'hôpital temporaire de Dunkerque. Son décès est retranscrit sur les registres de Mauprévoir le 29 décembre 1914.
Ses filles furent adoptées par la nation, par jugement du tribunal civil de Civray en date du 6 décembre 1918.
Marie-Mélanie Élise épousa, le 23 décembre 1937, à Savigné, Augustin François Chassard. Gilberte Marie, quant à elle, se maria, le 5 septembre 1932, à Lucien Hilaire Pierre Moreau. La benjamine, décédée le 31 août 1967 à Civray, avait épousé, le 29 mai 1937, à Savigné, Alexandre Thiaudière.

Jean Hénot,
cultivateur,
(~1796-?)
Marguerite Fleurant,
sans profession
(1795-?)
Pierre Bonnin,
tisserand,
propriétaire
(1794-?)
Catherine Rondeau,
sans profession
(~1794-1838)
Pierre Louis Thouvenet,
métayer et colon
(1807-?)
Jeanne Moreau
(1805-?)
Jean Ramat,
journalier, propriétaire
(1808-?)
Françoise Mezille,
sans profession
(1809-?)



Antoine Hénot,
cultivateur
(1818-1878)
Marie-Anne Bonnin,
sans profession
(1825-?)
Jean Thouvenet,
cultivateur
(1839-?)
Marie Ramat
sans profession
(1839-?)




Jean Hénot
cultivateur à Mauprévoir
(1853-?)
Marie Thouvenet
(1863-?)



Jean-Baptiste Hénot,
cultivateur
(1880-1914)



vendredi 28 novembre 2014

Alphonse Roucher (1892-1914)

Fiche du site
« Mémoire des Hommes »
Alphonse Roucher, né le 1er avril 189 à Savigné, était le fils de Julien, cultivateur à Lizac, et d'Annette Debenest. Il perdit sa mère quelques jours plus tard, celle-ci mourut le 18 mai suivant.
Il était cultivateur aux Malpierres, commune de Charroux, lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°843, classe 1912.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux châtins,
  • yeux châtains,
  • front moyen,
  • nez cave,
  • visage rond.
Il mesurait 1,74 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2.
Il fut incorporé au 90e régiment d'infanterie à compter du 9 octobre 1913, et c'est en qualité de soldat de 2e classe qu'il arriva au corps ledit jour.
Nommé caporal, il mourut le 28 novembre 1914 des suites de blessures de guerre à l'hôpital auxiliaire n°237 de Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise).
Son décès fut retranscrit dans les registres d'état civil de la commune de Charroux, le 30 du même mois.

Jean Rouché,
laboureur à Charroux
(1767-1829)
Marie Moreau,
sans profession
(1780-?)
Antoine Mezil,
laboureur à Charroux
(1767-?)
Marie Poinfoux
(~1768)
François Debenest,
cultivateur à Charroux
(1785-1849)
Marie Chevais
(1789-1841)
François Vignaud,
domestique à Charroux
(1804-?)
Marie Grégoire,
sans profession
(1812-?)



François Roucher,
laboureur à Charroux
(1811-1867)
Radégonde Mezil,
domestique à Saint-Saviol
(1810-1862)
François Debenest,
cultivateur à Charroux
(1824-1872)
Marie Vignaud,
domestique à la Chapelle-Bâton
(1833-?)




Julien Roucher,
domestique à Charroux puis
cultivateur à Savigné
(1851-?)
Annette Debenest,
sans profession
(1855-1892)



Alphonse Roucher,
cultivateur à Charroux
(1892-1914)

Recensé par Fred Coussay sur le site « Mémoire des Poilus de la Vienne »

lundi 17 novembre 2014

Copie des registres | 15 février 1790

Déclaration de messieurs les chapelains de la baye[1] de Charroux, enregistré le 15 février 1790

Extrait de la déclaration que rendent et par devans messieurs les officiers municipaux de la ville et paroisse de Charoux, messieurs les chapelains des chapeles de St Michel et de St Embroise dudit Charoux, des biens, droits et revenus des dittes chapelles.
Plus il est du audit collège, la rente noble noble de deux Bx[2] fromans, deux Bx seigle mesure de Civray, pour les deux dues sur la tenue des ageons[3] des dépendances du village de la Choffière, en la paroisse de savignié.
Plus une rente noble de quatre Bx seigle, même mesure de Civray, düe sur la tenue appelée des Embroisiens des dépendances du village du grand lizac, même paroisse de savignié, je certifie et affirme sincère et véritable le susdit extrait. Signié Laborderie, religieux de charroux et fondé de procuration de messieurs les chapelains de St Michel et de St Embroise de Charoux.
Plus est du au petit couvent une rente foncière de de douze boisseaux seigle, douze Bx avoine, mesure de Civray, et de deux chapons, sur le village et dépendances du village du chafaus sur la paroisse de savignié.
Plus une rante seconde de cinq livres en argent sur le pré de la darb, des memes dépendances et dans la même paroisse. Certifié et affirmé sincère et véritable, le susdit extrait : Laborderie — religieux et agent et syndic du chapitre de la baye de charoux.

[1] — l'abbaye
[2] — boisseaux
[3] — peut-être ajoncs

dimanche 16 novembre 2014

Louis Joseph Grelet (1870-1945)

L'abbé Grelet
(source Revue de

Mycologie et
G. Fourré, 1985,

et site ici)
Louis Joseph Grelet naquit le 8 octobre 1870 à Vallans (Deux-Sèvres). Fils de Louis, cultivateur et propriétaire, et d'Henriette Baronnet, institutrice, mariés le 9 octobre 1865, le futur prêtre a fréquenté le collège Saint-Hilaire de Niort et à Poitiers. Il se consacra également à l'enseignement des mathématiques. Abbé au collège de Rom (Deux-Sèvres) en 1893 et curé des Fosses (Deux-Sèvres) cette même année, puis, l'année suivante, curé à Nueil-sous-les-Aubiers, il était un homme qui s'intéressait tout particulièrement à la botanique. Il pensait, en 1905 que "les terres de Savigné (Vienne), toutes cultivées, doivent être assez pauvres au point de vue botanique. Il n'en serait peut-être pas de même des environ d'Availles-Limousine, dont il a souvent entendu parler" (bulletin de la Société Botanique des Deux-Sèvres, 1905). Il établit des herbiers de la région, qu'il abandonna presque aussitôt pour se consacrer aux champignons et publia, en août 1900, le Manuel du mycologue amateur ou les champignons comestibles du Haut-Poitou (librairie H. Boulord, à Niort). Il devint, au début du XXe siècle, l'une des seules références françaises en mycologie. Vicaire de l'église Saint-Jean-Baptiste de Châtellerault à partir de 1895, il fut par la suite curé de Savigné, dès 1901, et il mourut le 25 janvier 1945 (source Wikipedia italien).

vendredi 14 novembre 2014

Martin Eugène Texier (1881-1914)

Martin Eugène Texier, né le 29 juillet 1881 à Charroux, était le fils de Georges, cultivateur à la Baronnière, et de Madeleine Chardac.
Il était cultivateur à Charroux lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°999, classe 1901. Son casier judiciaire n'était pas vierge : il avait été condamné, le 29 mai 1896 par le tribunal correctionnel de Civray, à 8 francs d'amende pour fait de chasse. Cette condamnation fut toutefois effacée par la réhabilitation de droit par avis du procureur de Civray, le 17 juillet 1913.
Lors de son inscription, son signalement d'alors était :
  • cheveux et sourcils châtains.
  • yeux roux et front ordinaire.
  • nez moyen et bouche moyenne.
  • menton rond et visage ovale.
Il mesurait 1,70 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3.
Il fut incorporé au 114e régiment d'infanterie et arriva au corps le 16 novembre 1902, puis fut envoyé dans la disponibilité le 23 septembre 1905, avec certificat de bonne conduite.
Il habita successivement à Civray, rue Duplessis, en 1909 puis aux Malpierres de Charroux. Il épousa, le 5 février 1911, à Savigné, Sylvie Églantine Rousseau, fille de Léon, cultivateur, et de Louise Adelphine Thimonier et s'installa à Champagné-Lureau en février 1912. Un an plus tard, il vivait de nouveau à Charroux, où de leur union naquit leur fille Aline, le 2 juin 1913.
Rappelé à l'activité par le décret du 1er août 1914, il fut incorporé au 125e régiment d'infanterie et arriva au corps le 7 du même mois. Il fut tué à l'ennemi le 14 novembre 1914 à Saint-Julien (Belgique). Son décès est retranscrit sur les registres de Charroux en date du 27 juin 1915.

François Texier
(?-1830)
Françoise Cordier (~1769-?)Jean Chinier (1776-1850)Madeleine Moreau (1775-1855)François Chardac (~1743-1824)Françoise Vallade (1781-1845)Pierre Vincent (1777-1838)Marie Métayer (1781-1853)



Georges Texier,
propriétaire
(1804-?)
Madeleine Chinier,
sans profession
(1817-?)
Jacques Chardac
(1811-1857)
Marie Vincent
(1810-1878)




Georges Texier,
cultivateur à Charroux
(1836-1885)
Madeleine Chardac,
sans profession
(1844-1910)



Martin Eugène Texier
(1881-1914)


mercredi 12 novembre 2014

La margelle de Fayolle

Comme le signale Brouillet, il existe dans l'arrondissement de Civray « plusieurs fosses circulaires dont les dimensions offrent de grandes variétés. Ces dépréciations de terrain sont-elles uniquement le fait de la main de l'homme et les eaux, qui ont couvert la surface du globe, n'ont-elles pas ébauchés ces vastes entonnoirs dont le diamètre et la profondeur de quelques uns semblent éloigner toute pensée de travail humain ? Cependant, leurs positions presqu'uniformes sur des points culminants, près d'enceintes ou de quelques autres monuments présumés d'origine celtique, donnerait à croire que des hommes ont achevé ce que la nature avait peut-être commencé ». M. Ferret a reconnu, dans la cité de Limes auprès de Dieppe, des « habitations composées de fosses circulaires qui probablement étaient recouvertes de branches d'arbres, etc ».
La margelle (ou fosse) de Fayolle (fig. 1) est « située sur un vaste plateau et ne laisse voir autour d'elle aucun trace des terres qui en ont été retirées. Elle a, à peu près, 258 mètres de circonférence sur 6 à 8 m de profondeur. Au sud et à l'est, sur les bords de cet immense cône renversé, existent deux petites enceintes en terre, de forme allongée et irrégulière, faites dans un but de défense ».


L'enceinte au sud de la fosse, comme le décrit Brouillet, a « 24 m de l'ouest à l'est et 20 m du nord au sud »On y pénétrait par une seule porte bien visible et située à l'est. Des traces de fossés avec parapets venaient se relier à cette enceinte et s'étendaient du nord au sud (fig. 2). La seconde enceinte, située au nord-est de la fosse, a 27 m du nord au sud et 19 m dans sa plus grande largeur, de l'ouest vers l'est (fig. 3). Elles se composent de remparts de terre mêlée de pierres qui ont encore, dans certains endroits, près de 2 m de haut ; des fossés, au trois quarts comblés, mais encore apparents, étaient en avant de ces parapets ».
« L'endroit où sont situées ces enceintes et cette fosse est un point très culminant qui domine les terrains voisins, et qui fait face aux retranchements des Ages ».

Extrait de l'Indicateur archéologique
de l'arrondissement de Civraip. 275



Sources :

  • Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai : depuis l'époque anté-historique jusqu'à nos jours, pour servir à la statistique monumentale du département de la Vienne, Pierre-Amédée Brouillet, 1865.

mardi 11 novembre 2014

Le Castel du Boux


Le Boux était une très humble gentilhommière du XVIème siècle.
Telle que la décrit Brouillet en 1865, « une petite tourelle ronde, isolée, servant de colombier, apanage de la noblesse, s'empresse de montrer aux passants l'écusson armorié de son seigneur et sa girouette rouillée qui crie sur son épis de maïs (voir ci-contre). Les fenêtres du logis sont carrées, divisées par des meneaux de pierre à moulures prismatiques. Les cheminées sont vastes et sans ornements.
Il appartient à la famille de Chergé ».

Le bâtiment existe toujours (en 2014). La tour a été démolie.



Sources :
  • Indicateur archéologique de l'arrondissement de Civrai : depuis l'époque anté-historique jusqu'à nos jours, pour servir à la statistique monumentale du département de la Vienne, Pierre-Amédée Brouillet, 1865 ;