dimanche 21 mai 2017

Pierre Buchey, marchand orfèvre et bijoutier à Angoulême

Au début du XVIIIe siècle, « la grande partie de la faïence utilisée en Angoumois venait alors de Hollande. Elle était apportée dans toute la vallée de la Charente par des bateaux hollandais qui venaient chercher à la Rochelle et à Tonnay-Charente les vins, les eaux-de-vie et les papiers d’Angoumois et par des gabarres qui remontaient le fleuve jusqu’au port de l’Houmeau, où les relations entre les fabricants de papier et les hollandais étaient depuis longtemps établies. C’est du reste cette situation qui avait incité Louis Sazerac à fonder sa faïencerie à Saintes ; Il le déclare lui-même quand il sollicite un droit exclusif de fabrication de faïence en Saintonge pendant une durée de 20 années d’avoir installé sa manufacture des Roches, près de Saintes, en 1731 » (Bulletin et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, p. 60, année 1934).
Louis, marchand et juge-consul de la juridiction de Saintes, fut l’époux de Michelle Imbault, qu’il avait épousé le 13 février 1697 à Cognac. Sa famille tirait probablement son origine d’un fondeur de cloche, Bernard Sazerac, installé à Angoulême vers 1680 (celui-ci fut le parrain de son petit-fils Bernard Sazerac, fils de Jean, marchand, et d’Antoinette Bion, le 29 octobre 1702 à la paroisse du Petit-Saint-Cybard d’Anbgoulême). De son union, Louis Sazerac eut au moins deux fils :
Louis, né vers 1709, sieur des Roches, fut juge-consul d’Angoulême, et y épousa, le 28 février 1737, paroisse Saint-André, Marguerite Clavaud. De sa descendance, naîtront les Sazerac de Forges, famille très connue d’Angoulême.
Bernard, son autre fils, vint créer une filiale de la faïencerie paternelle à Angoulême, centre de l’Angoumois, vers 1748. Son installation ne se fit pas sans mal, car Sazerac « devant lui, à Angoulême, un sieur Massié, qui l’avait devancé et qui voulut l’empêcher d’exercer son industrie. » Cette affaire fut résolue devant le conseil de la ville en 1751, et sa manufacture, « placée au port de l’Houmeau, au centre des affaires, s’ouvrait au moment où la politique commerciale de la France tendait vers plus de liberté dans les échanges. » Le monopole demandé par Louis Sazerac lui avait été refusé, celui de J.-B. Hustin à Bordeaux également.
Bernard Sazerac, alors âgé de 31 ans, épousa, le 29 juin 1746, à Saint-André d’Angoulême, la belle-sœur de son frère Louis, Marie-Charlotte Clavaud, fille de Laurent, alors marchand, et de Marguerite Leclerc, et à ce titre il sera le futur beau-frère de Marie Buchey, épouse de Jean Clavaud. A partir de 1748, il était qualifié de « manufacturier en fayence » et « sa manufacture prit une certaine importance ; il étendit ses immeubles et fit venir des artisans fayenciers de quelques grands centres de fabrication. » (Réunion des Sociétés des Beaux-Arts des départements, 1894, p. 285)
Il mourut le 26 juillet 1774, et sa veuve lui succéda et y associa son fils Louis peu de temps après. La faïencerie « Veuve Sazerac et fils » prospéra jusqu’au moment des guerres de la Révolution, puis « ses ouvriers étant aux armées, aux termes de sa déclaration de contribution personnelle, an VI, 18 brumaire, Louis Sazerac fut obligé d’employer des prisonniers de guerre internés à Angoulême. » (Id.)
La manufacture poursuivit son activité durant le XIXe siècle : Louis Sazerac céda son fond à Jean-Baptiste Glaumont, son gendre, en l’an VII, qui avait épousé Jeanne Sazerac (du second mariage de son père avec Françoise Giraud), le 29 ventôse de l’an IV à Angoulême., puis au fils de ces derniers, Jean-Baptiste Louis Glaumont, né le 10 ventôse de l’an V. Ce dernier vendit la faïencerie en 1842 à François-Léon Durandeau.
Bernard Sazerac, fondeur de cloches d'Angoulême
Louis Sazerac, faïencier à Saintes, époux de Michelle Imbault
Jean Sazerac, époux d'Antoinette Bion
Louis Sazerac, sieur des Roches,
(~1709-1778),
époux de Marguerite Clavaud
Bernard
Sazerac
(~1715-1774),
époux de
Marie-
Charlotte Clavaud
Bernard Sazerac, sieur de Forge, époux de Thérèse de Brême
Louis Sazerac
(1747-?),
époux de Jeanne Dupuy
Jean-Baptiste Sazerac, époux d'Élisabeth Alix Mitault
Louis Sazerac, époux de Marie-Magdeleine Mitault, puis de Françoise Giraud
Marie-Jacquette Sazerac
(1757-?),
épouse de Pierre Buchey
Marie Sazerac
(~1763-1791),
épouse de Pierre Buchey


Pierre Buchey (le deuxième), fut baptisé le 7 mai 1754 à Saint-André d’Angoulême. Il épousa, le 14 novembre 1780, à Saint-Jacques-de-L’Houmeau, l’une des filles de Bernard Sazerac, Marie, née vers 1763. Celle-ci fut inhumée quelques années plus tard, le 11 octobre 1791, à Angoulême.
Pierre Buchey, pour une raison ou une autre, émigra aux Amériques, à New-York. Son destin croisa une descendante des Sire d’Acadie.
Pierre Buchey
(1754-1837),
époux de Marie Sazerac, puis de Victoire Sire
Pierre Charles Buchey
(1781-?)
Jean-Baptiste Buchey
(1782-1849),
époux de Fanny Robin, puis de Marie-Athénaïde Lefebvre
Eugène Pierre Buchey
(1797-1848),
époux d'Augustine Aimée Loué
Charlotte
Virginie
Buchey
(1801-1846),
épouse de
Charles Désiré
Lelong
Pierre André Jules Buchey
(1811-1832)
Pierre Charles Adrien Lelong
(~1823-1885), époux de Jeanne Fortier

Les Sire (volontiers orthographiés Cyr), appartenaient à une célèbre et grande famille acadienne. Pierre Sire, l’aïeul, s’établit à Port-Royale vers 1668, et pratiquait le métier d’armurier. Peu après son arrivée, il épousa Marie Bourgeois, fille de Jacques, chirurgien royal, et de Jeanne Trahan. Son beau-père était l’un des personnages les plus importants de ce lieu : « Jacques Bourgeois, un des habitants les plus prospères de Port-Royal (il possédait déjà 33 bêtes à cornes et un troupeau de moutons, en 1671), avait commencé, vers 1672, le développement d’une nouvelle colonie, sur l’un des prolongements de la baie Française (Fundy), connu de nos jours sous le nom de Cumberland Basin, à un endroit que les Indiens appelaient Chignectou. Venu en Acadie sous d’Aulnay, vers 1640, en qualité de chirurgien, Jacques Bourgeois s’occupait de cabotage sur la baie Française et de commerce avec les Indiens. En 1672, il était âgé de 53 ans. L’établissement qu’il fonda à Chignectou porta d’abord le nom de colonie Bourgeois et il était situé sur une élévation de terrain, longeant la rive sud de la petite rivière Missagouèche, soit entre la pointe Beauséjour et la ville actuelle d’Amherst. » (Histoire des Acadiens, Bona Arsenault, 2004, p.81.)
Pierre Sire mourut quelques années plus tard, après avoir donné eu trois fils, et sa veuve se remaria le 9 juin 1680.
Guillaume, né vers 1679, dernier de ses fils, fut l’époux de Marguerite Bourg. Il en eut au moins 9 enfants, dont Jean, dit « Genga », né vers 1710. Celui-ci épousa, le 3 février 1733, à Beaubassin, Anne Bourgeois, fille de Charles et de Marie Blanchard, descendante de Jacques et de Jeanne Trahan.


Le lieutenant-colonel, Robert Monckton,
dans le fort Beauséjour annonce à deux acadiens,
Pierre Cormier et Jean Cyr,
que leurs terres et leurs biens vont être
confisqués et qu'ils seront déportés
dans les colonies anglaises de la côte Atlantique.
Source : © Maison de cire de l'Acadie
Jean Sire fut déporté au Massachussetts : il était l’un des acteurs du grand dérangement  : « Afin d'affirmer leur droit et leur influence sur le territoire qu'il considère être l'Acadie française, les autorités françaises décident de construire le fort Beauséjour, en 1751. Plus de onze cents Acadiens et Acadiennes s'y rendront au début des années 1750 afin de se placer sous la protection du roi de France. En 1755, à la veille de la guerre de Sept Ans, les Anglais décident de s'emparer du fort Beauséjour. En juin de la même année, le lieutenant-colonel Robert Monckton arrive devant le fort à la tête d'une expédition militaire et il s'en empare après un court siège. Plusieurs Acadiens étaient dans le fort Beauséjour au moment où les Britanniques l'ont capturé. Nous voyons ici le lieutenant-colonel, Robert Monckton, dans le fort Beauséjour annoncer à deux acadiens, Pierre Cormier et Jean Cyr, que leurs terres et leurs biens vont être confisqués et qu'ils seront déportés dans les colonies anglaises de la côte Atlantique. « Vous n'avez pas le droit, nous sommes neutres, vous nous avez donné votre parole que nous pourrions toujours rester ici sur nos terres en Acadie. » C'est dans la région du fort Beauséjour que la déportation commence à l'été de 1755. » (Le Grand Dérangement - Maison de cire de l'Acadie)

Il était établi à Miquelon entre 1763 et 1772, puis vint à la Rochelle, où il mourut le 6 février 1779. De leur union, on comptait également 9 enfants, dont Jean, né vers 1736. Celui-ci épousa, le 3 février 1763, à Beaubassin, Marguerite Dugas, fille de Joseph et de Marguerite Leblanc. De leur union, naquirent :
  1. Jean, né vers 1764.
  2. Fabien, né vers 1766.
  3. Joseph, né le 23 septembre 1768 à Miquelon.
  4. Xavier, né le 21 octobre 1770 à Miquelon.
  5. Marie-Josephe, née le 18 mars 1773 à Miquelon.
  6. Jacques, né vers 1775.
  7. Marguerite, née vers 1777.
  8. et Victoire, née le 30 janvier 1780 et baptisée le lendemain à Saint-Servan (Ile-et-Vilaine).
Veuf de Marie Sazerac, Pierre Buchey épousa donc Victoire Sire, la dernière de la fratie, le 2 fructidor de l’an IX, à Angoulême, devant Jean-Baptiste Clavaud l’aîné, adjoint de la municipalité. La légende retient qu’à son mariage, la naissance de Victoire avait été mentionnée par erreur comme survenu à Miquelon. Cette erreur fut rectifiée par jugement du tribunal civil d’Angoulême, en date du 12 janvier 1822.

De ses deux mariages, Pierre Buchey eut :

  1. du premier lit, Pierre Charles, baptisé le 17 août 1781 à Saint-André d’Angoulême.
  2. et Jean-Baptiste, baptisé le 5 septembre 1782 à Saint-André d’Angoulême, dont il sera question plus loin.
  3. et du second lit, Eugène Pierre, né le 12 février 1797 à New-York.
  4. Charlotte Virginie, née le 15 germinal de l’an IX à Angoulême.
  5. et enfin, Pierre André Jules, né le 12 septembre 1811 à Paris (6ème arrondissement ancien).
Victoire Sire mourut à Paris le 26 août 1823, et son plus jeune fils, Pierre André Jules, alors étudiant en droit, mourut à 20 ans le 15 juillet 1832 à Courtry.
Pierre Buchey mourut à son tour, le 20 mai 1837, à Paris, ayant pour héritiers ses deux fils, Jean-Baptiste et Pierre-Eugène, ainsi que son gendre Charles Désiré Lelong.
Charlotte Virginie Buchey avait épousé, par contrat du 29 avril 1821, devant Herbelin, notaire à Paris, Charles Désiré Lelong, ouvrier bijoutier, fils de Charles Adrien Norbert, fabricant de bijoux, et de Marguerite Madeleine Degournay, et elle mourut le 30 avril 1846 à Paris (12ème arrondissement ancien). De leur union, je n’ai trouvé qu’un fils : Pierre Charles Adrien, né vers 1823 et décédé le 22 octobre 1885 à Paris (3ème arrondissement), qui avait épousé, le 9 septembre 1848, Jeanne Fortier.
Eugène Pierre, bijoutier, épousa, le 10 octobre 1844, à Paris (5ème arrondissement ancien), Augustine Aimée Loué, fille naturelle de Marie Loué.Pierre Buchey

samedi 27 août 2016

Mort pour la France | 1915

27 janvier
PIERRE-EUGÈNE GAVALETné le 3 février 1879 à Vergné de Savigné, était le fils de Pierre, maçon audit lieu, et de Marie-Françoise Hivert. Il était cultivateur Savigné lorsqu'il fut inscrit dans les registres matricule sous le numéro 958, classe 1899. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, yeux roux et front ordinaire, nez petit et bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesurait 1,64 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut ajourné pour faiblesse en 1900 et en 1901, puis affecté au service auxiliaire pour faiblesse en 1902. Il passa dans la réserve de l'armée active le 1er novembre 1903, dans le 68e régiment territorial d'infanterie. Il épousa, le 16 novembre 1910, à Saint-Gaudent, Véronique Ezilda Bourloton, fille de Louis, propriétaire, et de Marie-Véronique Granier. Classé au service armée, par décision du comandement de la 34e brigade, sur avis de la commission spéciale de Poitiers du 9 septembre 1914. Arrivé au corps le 1er novembre 1914, il fut tué à l'ennemi le 27 janvier 1915 à Zonnebecke (Belgique).
29 janvier
ERNEST DIDIERné le 15 novembre 1883 à Savigné, était le fils de Jean, cultivateur à la Chauffière, et de Jeanne Gracieux. Il était cultivateur à Saint-Romain lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule du bureau de Poitiers, sous le n°122, classe 1903. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, yeux roux et front couvert, nez moyen et bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesurait 1,57 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 0. Il fut incorporé au 125e régiment d'infanterie à compter du 16 novembre 1904, en qualité de soldat de 2e classe. Il fut nommé clairon le 28 octobre 1905, puis envoyé dans la disponibilité le 25 mars 1907 avec certificat de bonne conduite accordée. Il épousa, le 21 septembre 1908, à Romagne, Marie-Ermantine Pintureau, fille de Pierre, cultivateur, et de Marie Tixèdre. Rappelé à l'activité le 1er août 1914 au 125e régiment d'infanterie, il arriva au corps le 12 du même mois. Il fut blessé le 20 janvier 1915 à Zonnebecke (Belgique), et mourut des suites de blessures de guerre, le 29 janvier 1915, à Poperinghe (Belgique). Son décès fut retranscrit le 3 juillet 1915 dans les registres d'état civil de Saint-Romain.
4 février
PAUL-GABRIEL FUMERONné le 23 juillet 1886 aux Tours de la commune de Saint-Martin-l'Ars, était le fils de Jude Gabriel, cultivateur, et de Marie-Juliette Aucher.  Il était cultivateur à la Bazanne de la Chapelle-Bâton lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°898, classe 1906. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils bruns, yeux gris et front haut, nez pointu et bouche moyenne, menton renforcé et visage allongé. Il mesurait 1,70 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 77e régiment d'infanterie et arriva au corps le 8 octobre 1907. Il fut envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1909, avec certificat de bonne conduite. Il épousa, le 1er octobre 1910, à la Chapelle-Bâton, sa cousine germaine, Marie-Eugénie Fumeron, fille de Pierre, cultivateur à Chez Blaud de Charroux, et de Marie-Joséphine Roy. De leur union, naquit au moins Thérèse, née le 1er février 1912 à la Bazanne, qui mourut le 21 décembre suivant. Affecté au 125e régiment d'infanterie le 15 avril 1914, il fut rappelé à l'activité par le décret du 1er août 1914 et arriva au corps le 4 dudit mois. Il mourut des suites de blessures de guerre le 4 février 1915, à Vlamertinghe (Belgique). Son décès fut retranscrit sur les registres d'état civil de la commune de la Chapelle-Bâton.
5 février
CONSTANT-ÉMILE BOUYERfils de Jean et de Louise Bernardeau, naquit le 5 juin 1894 à Savigné. Il était cultivateur à Charroux lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°392, classe 1914. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, nez moyen et nez rectiligne, visage ovale. Il mesurait 1,70 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2. Il fut incorporé au 68e régiment d'infanterie et arriva au corps le 9 septembre 1914 et arriva au corps le même jour. Il mourut le 5 février 1915 des suites de blessures de guerre à l'hôpital temporaire de Poperinghe. Son décès fut retranscrit le 12 juin 1916 sur les registres d'état civil de Charroux.
13 février
FERNAND-PIERRE BOISSONfils de Pierre André, cultivateur à Marigné, et de Véronique Vesque, naquit le 5 février 1884 à Savigné. Il était poseur à Saint-Pierre-d'Exideuil lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°589, classe 1904. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils noirs, yeux roux et front ordinaire, nez pointu et bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesurait 1,71 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3 (exercé à l'instruction militaire). Il fut incorporé au 125e régiment d'infanterie le 10 octobre 1905 et arriva au corps le même jour. Réformé temporairement le 24 dudit mois par la commission spéciale de Poitiers pour adénite cervicale chronique et goitre, il n'eut pas le droit au certificat de bonne conduite, n'ayant pas présenté un an sous les drapeaux. Reconnu bon absent par la même commission le 23 août 1906, il fut rappelé à l'activité le 24 octobre suivant et arriva au corps dudit régiment le même jour. Il fut renvoyé dans la disponibilité le 28 septembre 1907, ayant un frère au service (article 21). Il lui fut accordé un certificat de bonne conduite. Il épousa, le 4 octobre 1909, à Saint-Pierre-d'Exideuil, Valentine Louise Granier, fille de François et de Marie-Pauline Barusseau, puis emménagea à Angoulême (12 novembre 1909), et à Gond-Pontouvre (20 octobre 1910). Rappelé à l'activité le 1er août 1914, il arriva au corps du 125e le 12 du même mois. Nommé caporal le 20 octobre, puis sergent le 24 décembre, il fut tué à l'ennemi le 13 février 1915 au signal de Xon (Meurthe-et-Moselle). Son décès fut retranscrit le 28 avril suivant, dans les registres d'état civil de Gond-Pontouvre (Charente).
19 février
PIERRE BERGEONNEAUfils de Pierre, cultivateur à chez Leblanc, et de Joséphine Doux, naquit le 19 mars 1886 à Savigné. Il était employé de commerce à Paris, 14e arrondissement, lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°963, classe 1906. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils noirs, yeux bruns et front découvert, nez fort et bouche moyenne, menton rond et visage rond. Il mesurait 1,64 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 66e régiment d'infanterie le 7 octobre 1905 et arriva au corps le même jour. Nommé soldat de 1ère classe le 26 août 1908, puis caporal le 28 septembre suivant, il fut envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1909, avec certificat de bonne conduite accordée et se retira 137 rue du Château, à Paris, 14e arrondissement. Il épousa, le 17 septembre 1910, à Tours, Marie-Marguerite Jultry, où il était installé depuis le mois de mars précédent. Rappelé à l'activité le 1er août 1914, il arriva au corps du 125e le même jour. Nommé sergent le 27 août suivant, il fut tué à l'ennemi le 19 février 1915 à Norroy (Vosges) — et non en 1916 comme indiqué sur sa fiche du registre matricule. Son décès fut retranscrit dans les registres d'état civil de Tours le 10 octobre 1917.
1er avril
CONSTANT MICHELETné le 23 janvier 1894 à Savigné, était le fils d'André, cultivateur au Chaffaud, et de Célestine Rocher. Il était cultivateur à Savigné lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°133, classe 1914. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux châtains, yeux gris clairs, front large et nez rectiligne, visage ovale. Il mesurait 1,53 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut dans un premier temps "ajourné pour faiblesse", puis "bon pour le service armé" par décision du 22 juin 1914 de la commission de réforme de Poitiers. Il fut incorporé au 169e régiment d'infanterie à compter du 8 septembre suivant et arriva au corps ledit jour. Il fut tué à l'ennemi le 1er avril 1915 au combat du Bois-le-Prêtre, près de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). Son décès fut reporté sur les registres d'état civil de Savigné, en date du 22 juin 1915.
10 mai
CÉLESTIN GERVAISné le 14 juillet 1883 à Savigné, était le fils de Jean-Baptiste, cultivateur à Vergné, et de Marie Rocher. Il était cultivateur à Vergné lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°179, classe 1903. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains clairs, yeux gris et front couvert, nez long et bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesurait 1,69 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 3e régiment d'infanterie coloniale, à compter du 16 novembre 1904 et arriva au corps ledit jour. Il fut envoyé dans la disponibilité le 12 juillet 1907, avec certificat de bonne conduite. Il épousa, le 22 avril 1908, à Savigné, Noémie Valentine Paradot, fille de Pierre, cultivateur à Chez Bernardeau, et d'Alexandrine Bernardeau. Rappelé à l'activité le 13 août 1914, il fut de nouveau affecté au 3e régiment d'infanterie coloniale, en garnison à Rochefort. Il mourut le 10 mai 1915 des suites de blessures de guerre à l'hôpital temporaire n°17 de Châlons-sur-Marne.
11 mai
FRANÇOIS PAYRAULTné le 25 août 1885 à Charroux, est le fils de Xavier et de Françoise Perrot. Cultivateur lorsqu'il est inscrit dans les registres matricule dans la classe 1905, sous le n°228, il est signalé alors : cheveux et sourcils noirs, yeux bruns et front bombé, nez moyen, bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesure 1,67 m et possède un degré d'instruction générale de niveau 3 et militaire exercé. Engagé volontaire pour trois ans à la mairie de Tours le 9 octobre 1905, il intègre le même jour le 66e régiment d'infanterie. Passé au 32e régiment d'infanterie le 3 novembre 1906, il pase dans la réserve de l'armée active le 9 octobre 1908, avec certificat de bonne conduite accordé. Il vit successivement :
  • le 22 août 1909 au Vigeant,
  • le 23 juin 1910 à Bord de Charroux,
  • le 11 juin 1911 à Sonnac (Charente-Maritime),
  • le 17 septembre 1911 à Gourvilette (Charente-Maritime),
  • le 10 janvier 1912 aux Touches de Périgny (Charente-Maritime),
  • le 14 février 1912 à la Mort-Martin d'Aiffres (Deux-Sèvres),
  • le 28 octobre 1912 à Châtellerault,
  • le 19 décembre 1912 à Usseau,
  • et enfin le 16 novembre 1913 à Oyré.
Rappelé à l'activité le 4 août 1914 dans le 125 régiment d'infanterie, il est porté disparu le 11 mai 1915 à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais). Son décès est fixé audit jour par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray le 19 mai 1921 et son décès est reporté sur les registres d'état-civil de Savigné le 20 juin suivant.
16 mai
LOUIS-DENIS JOSEPH ROYné le 26 mars 1892 à Savigné, était le fils de Louis-Joseph, cultivateur à chez Bénéteau, et d'Adèle Doux. Il était cultivateur et vivait à Limalonges lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°459, classe 1912. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux châtains et yeux marron clair, front moyen, nez busqué, visage rond. Il mesurait 1,67 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 90e régiment d'infanterie à compter du 8 octobre 1913 et arriva au corps le même jour. Il mourut le 16 mai 1915 de blessures de guerre à Mazingarbe (Pas-de-Calais), suivant l'avis du ministère du 28 mai 1915.
26 mai
HENRI PETITné le 5 février 1888 à Asnois, est le fils de François, métayer au hameau de Villasson, et de Justine Delhoume. Il est cultivateur audit lieu lorsqu'il est inscrit au registre matricule sous le numéro 514, classe 1908. et incorpore le 68e régiment d'infanterie le 6 octobre 1909. Caporal le 11 mai 1910 puis sergent le 28 août 1911, il est envoyé dans la disponibilité le 24 septembre 1911, avec certificat de bonne conduite accordée. Il épouse, le 23 novembre 1912, à Savigné, Valentine Marie Pauline Marguerite Hénot, fille de Valentin, cultivateur à Chez Rantonneau, et de Marguerite Antoinette Gagnadoux (il devient le beau-frère de Valentin Hénot, mort le 19 septembre 1914 et de Maurice Hénot, qui meurt le 27 septembre 1915). Il effectue une période d'exercice dans le 68e du 29 août au 20 septembre 1913. Rappelé à l'activité, il est  nommé adjudant le 19 novembre 1914 et est porté disparu le 26 mai 1915 à la Fosse-Calonne, à Liévin (Pas-de-Calais). Son décès est fixé par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray le 20 octobre 1921, ayant eu de son union : 1) Odette Marie-Antoinette, née le 11 février 1914 à Chez Rantonneau de Savigné, qui est adoptée par la natio suivant jugement du tribunal civil de Civray en date du 19 mars 1920. Celle-ci épouse, le 15 avril 1944, à Charroux, René Colson.
29 mai
JOSEPH-CONSTANT BAUDIN, né le 21 avril 1886 à Savigné, était le fils d'Urbain Célestin et de Marie Brunelot. Cultivateur à la Chauffière, il fut inscrit sous le n°976, classe 1906, dans les registres matricule de Poitiers, et fut incorporé au 77e régiment d'infanterie à compter du 6 octobre 1908. Il fut renvoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1910, avec certificat de bonne conduite accordée. Il épousa, le 18 octobre 1911, à Voulême, Valentine Adélaïde Vaillier, fille d'Hyppolite et de Félicité Brisson, et y demeurait lorque naquit, le 11 juillet 1912, sa fille Adrienne Marie Constance. Il s'installa à Voulême le 8 octobre suivant et fut affecté le 15 avril 1914 au régiment d'infanterie de Poitiers. Rappelé à l'activité, il intégra le 125e régiment d'infanterie et fut tué à l'ennemi, le 29 mai 1915 à Calonnes (Pas-de-Calais).
16 juin
MARC-ALPHONSE CHINIER, né le 25 avril 1895 à Savigné, était le fils de Pierre, cultivateur à la Chauffière, et de Marie Touvenet. Il était le frère de Pierre Alexandre, mort pour la France le 9 octobre 1914. Il vivait à Champniers où il était garçon de cuisine lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°82, classe 1915. Son dossier militaire ne donne alors aucun signalisation. Il fut incorporé au 77e régiment d'infanterie à compter du 19 décembre 1914 et arriva au corps le même jour. Il partit aux armées le 13 février 1915 et, âgé d'à peine 20 ans, disparu le 16 juin 1915 entre Souchez et Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais). Son décès est fixé au 16 juin 1915 par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray le 9 décembre 1920, et transcrit sur les registres d'état civil de Champniers. Recensé par Fred Coussay sur « Mémoire des Poilus de la Vienne ».
16 juin
HENRI SEYSné le 22 décembre 1895 à la Groie Payroux, était le fils hors union d'Henri Alexandre Seys, cultivateur, et de Françoise Degorce. Il fut reconnu par le mariage de ses parents, en date du 24 février 1897, toujours à Payroux. Il était cultivateur à Savigné lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°146, classe 1915. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux châtains, yeux roux, front large et nez rectiligne, et visage large. Il mesurait 1,61 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2. Il fut incorporé au 32e régiment d'infanterie et arriva au corps le 17 décembre 1914. Il passa au 9e bataillon mobile du 66e régiment d'infanterie le 7 mai 1915. Il fut porté disparu le 16 juin 1915 à la cote 140 entre Neuville-Saint-Vaast et Souchez (Pas-de-Calais). Son décès fut fixé à ce jour par jugement déclaratif rendu par le tribunal de Civray, le 2 juin 1921 et fut retranscrit le 26 du même mois dans les registres d'état civil de la commune de Savigné.
17 juin
DELPHIN-SYLVAIN CHARPENETfils de Sylvain Louis et de Marie-Florence Degout, naquit le 15 décembre 1893 à Sommières-du-Clain. Il était cultivateur à Saint-Saviol lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°415, classe 1913. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux châtains, yeux marron clairs, front moyen et nez vexe, visage rondIl mesurait 1,63 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 2. Il fut incorporé à compter du 27 novembre 1913 dans le 7e régiment des hussards (hussard de 2e classe) et passa au 90e régiment d'infanterie le 20 décembre suivant. Il partit aux armées le 2 août 1914. Évacué le 16 septembre pour fatigue due à une angine à l'hôpital auxiliaire d'Amiens, il rejoignit sa compagnie le 24 décembre. Le 10 janvier 1915, il fut de nouveau évacué pour fatigue et orienté vers l'hôpital auxiliaire de Chartres où il arriva le surlendemain. Sa convalescence dura jusqu'au 28 mars. Après une permission de 7 jours, il fut renvoyé aux armées le 7 avril. Il mourut des suites de blessures de guerre le 17 juin suivant à Neuville Saint-Vaast (Pas-de-Calais). Son décès fut retranscrit sur les registres de Saint-Saviol le 20 septembre 1917.
27 juin
PHILIPPE FRETIERné le 14 mars 1894 à Savigné, était le fils de Philippe, charpentier à la Chauffière, et d'Eugénie Laffond. Il était menuisier et vivait au n°7, rue Dolve, à Tours, lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°350, classe 1914. Aucun signalement n'est reporté sur son dossier militaire. Il possédait un degré d'instruction de niveau 3. Il fut incorporé au 169e régiment d'infanterie à compter du 8 septembre 1914 et arriva au corps le même jour, en qualité de soldat de 2e classe. Étant au dépôt, il entra à l'hôpital mixte de Montargis pour oreillons le 20 décembre 1914, pour en sortir le 6 janvier 1915. Il fut nommé caporal le 26 avril 1915 et partit aux armées le 28 suivant. Il fut tué à l'ennemi au combat Nord de Fey-en-Haye, le 27 juin 1915. Son décès fut retranscrit sur les registres d'état civil de Saint-Romain, par jugement du 27 novembre 1917. Recensé par Fred Coussay sur « Mémoire des Poilus de la Vienne ».
2 août
CONSTANT PASQUETné le 25 juillet 1895 à Savigné, était le fils de Jean, maçon au Chaffaud, et de Marie Coudreau. Il était cultivateur à Linazay lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°133, classe 1915Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et yeux châtains, front moyen et nez rectiligne, visage long. Il mesurait 1,59 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 114e régiment d'infanterie à compter du 17 décembre 1914 en qualité de soldat de 2e classe, intègre le 155e le 22 juillet 1915 et part aux armées ledit jour. Il est porté disparu à Marie-Thérèse (Vienne-le-Château), le 2 août 1915 et son décès est fixé par jugement déclaratif de décès rendu par le tribunal de Civray, le 22 juillet 1921. Son décès est reporté sur les registres d'état-civil de Linazay en date du 13 septembre suivant.
16 août
EUGÈNE MERCIERné le 7 octobre 1889 à la Chapelle-Bâton, était le fils de Jean, cultivateur à la Garde, et de Marie-Anne Denibaud. Il était cultivateur au même village lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°803, classe 1909. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, yeux bleus et front large, nez fort et bouche moyenne, menton rond et visage ovale. Il mesurait 1,68 m et possédait un degré d'instruction générale de niveau 3. Il fut incorporé au 32e régiment d'infanterie à compter du 4 octobre 1910 et arriva au corps le même jour. Il fut envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912, avec certificat de bonne conduite accordé. Peu après, le 30 octobre, il emménagea à Savigné. Rappelé à l'activité le 3 août 1914 dans le régiment d'infanterie de Châtellerault, il mourut des suites de blessures de guerre le 16 août 1915, à l'hôpital temporaire n°23 à Houlgate (Calvados). Son décès fut retranscrit dans les registres d'état civil de Savigné le lendemain.
25 septembre
ÉMILE-ÉLEONORE VERGEAUné le 31 décembre 1887 à Savigné, était le fils de Louis, cultivateur à la Vallée, et de Marie Debenest. Il était cultivateur à Savigné, lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°1482, classe 1907. Son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, yeux gris, front bas, nez ordinaire et bouche moyenne, menton à fossette et visage ovale. Il mesurait 1,67 m. Exempté en 1908, il fut classé au service armé par décret du 9 septembre 1914 et fut incorporé à compter du 23 février 1915 au régiment d'infanterie d'Auxerre, puis passa au 156e régiment d'infanterie à Troyes le 23 mai suivant. Il fut transféré dans le 160e régiment d'infanterie le 28 du même mois, à Nevers. Son décès fut déclaré le 8 octobre 1915 à Minancourt, puis son décès fut fixé au 25 septembre précédent par jugement déclaratif de décès rendu le 25 avril 1918 par le tribunal civil de Civray, à Ripont, l'une des villes détruites durant cette guerre et jamais reconstruites (son territoire a été rattaché à la commune de Rouvroy, qui prit le nom de Rouvroy-Ripont).
27 septembre
MAURICE HÉNOTné le 4 avril 1895 à Charroux, est le fils de Valentin, cultivateur au village de Maumulon, et de Marguerite Antoinette Gagnadoux (il est le frère de Valentin Hénot qui meurt le 19 septembre 1914 à Broussy-le-Grand). Il est cultivateur à Savigné lorsqu'il est inscrit dans les registres de recrutement de Poitiers, classe 1915, numéro 112. Incorporé à compter du 17 décembre 1914 dans le 68e régiment d'infanterie, il intègre le 4e bataillon de chasseurs à pied et part aux armées le 18 mai 1915. Il est tué à l'ennemi le 27 septembre 1915 au combat de la Dormoise. Son décès est transcrit dans les registres d'état-civil de Savigné le 24 février 1917.
28 septembre
AUGUSTE DOUXné le 6 mars 1877 à Savigné, était le fils de François, cultivateur aux Mats, et de Marie Chauveau. Il était cultivateur au même lieu lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°1738, classe 1897. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtains, yeux roux et front bas, nez moyen, visage ovaleIl mesurait 1,68 m. Il fut exempté du service. Il épousa, le 20 février 1909, à Chaunay, Magdeleine Louis-Pierre, fille de Jacques, propriétaire, et de Marie-Anne Naffrechoux. De leur union, ils eurent au moins : Méloë-Flora Eugénie, née le 6 septembre 1910 audit lieu. Il fut par la suite classé au service armé, par décret du 9 septembre 1914. Incorporé au 38e régiment territorial d'infanterie le 17 mars 1915, il arriva au corps le même jour. Il fut détaché des usines Miclaune et arriva au 38e régiment le 1er août suivant, et fut volontaire pour intégrer le 282e régiment territorial, le 3 dudit mois. Passé au 46e le 13 août, il fut tué à l'ennemi le 18 octobre 1915 à Berthonval (Pas-de-Calais). Son décès fut confirmé par jugement rendu le 18 juillet 1918 par le tribunal civil de Civray, et retranscrit le 27 du même mois dans les registres de l'état civil de Savigné. Sa fille fut adoptée par la nation par jugement du même tribunal en date du 14 août 1919. Elle épousa, le 21 avril 1934, à Chaunay, Constant Baudoin, et y mourut le 4 décembre 1953.
6 octobre
LOUIS TEILLIER, né le 9 septembre 1881 à Savigné, était le fils de Louis, maçon au Chaffaud, et de Marie Thimonier. Ceux-ci vivaient à Aigurande (Indre), lorsqu'il fut inscrit dans le registre au matricule n°27 de Guéret, classe 1902, vivant alors en la dite ville en qualité de garçon de café. Son signalement d'alors lui donnait des cheveux et sourcils châtains foncés, des yeux idem, un nez fort et une bouche moyenne, un menton à fossette et un visage ovale. Incorporé au 80e régiment d'infanterie à compter du 15 novembre 1903, en qualité de soldat de 2e classe, puis passa de 1ère classe le 18 juin 1905. Réengagé pour 2 ans à compter du 1er octobre 1906, il fut désigné pour occuper l'emploi de moniteur d'escrime à l'école préparation de Montreuil-sur-Mer, au grade de caporal, dès le 5 avril 1907. De nouveau engagé, pour un mois, à compter du 1er octobre 1908 et commissionné le 1er novembre 1908, il fut par la suite caporal au 6e régiment des cuirassiers le 31 décembre 1911 puis brigadier moniteur d'excrime le 2 janvier suivant. Il démissionna le 9 septembre 1913 et fut rayé des contrôles le lendemain. Le 15 octobre, il s'installait à Boulogne-sur-Mer. Rappelé à l'activité, il fut dirigé sur le 12e escadron du train de Limoges, puis passa au 24e régiment d'infanterie le 29 juin 1915, au sein duquel il fut nommé sergent le 1er octobre suivant. Il fut porté disparu le 6 octobre 1915 à Massiges et déclaré tué à l'ennemi par avis militaire officieux le 4 décembre 1916 et par jugement déclaratif de décès par le tribunal d'Angoulême le 21 septembre 1922. Son décès fut retranscrit sur les registres d'état civil d'Angoulême le 9 octobre suivant.
8 octobre
FRANÇOIS-LÉANDRE PRESSACné le 25 juillet 1880 à Savigné, était le fils de Louis et de Marie Provost. Il était cultivateur au même lieu lorsqu'il fut inscrit sur les registres matricule sous le n°726, classe 1900. Lors de son inscription, son signalement d'alors était : cheveux et sourcils châtain clair, yeux bleus et front ordinaire, nez petit et bouche moyenne, menton rond et visage ovaleIl mesurait 1,68 m et possédait un degré d'instruction de niveau 3. En 1901, il fut ajournée pour faiblesse. L'année suivante, il fut déclaré apte au service, mais fut exempté pour frère au service. Il fut incorporé au 125e régiment d'infanterie le 14 novembre 1902 et arriva au corps ledit jour. Il fut envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1903, avec certificat de bonne conduite accordé. Il passa dans la réserve de l'armée active le 1er novembre 1904. Il épousa, le 23 septembre 1912, à la Chapelle-Bâton, Léonie Lochon, fille de Pierre et de Louise Desgranges. Rappelé à l'activité par le décret du 1er août 1914, il réintégra le 125e comme conducteur d'animaux de réquisition le 6 dudit mois. Il fut tué à l'ennemi le 8 octobre 1915 à Loos (Pas-de-Calais). Son décès fut retranscrit dans les registres d'état civil de Savigné le 7 avril 1916.